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Aucune veille ou alerte en vigueur, Yellowknife

Météo - il y a 1 heure 31 min
Aucune veille ou alerte en vigueur.
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Presque une bonne nouvelle - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

L’annonce faite par les promoteurs du projet gazier à l’effet que ce dernier serait retardé est peut-être perçue comme une mauvaise nouvelle, mais pas par l’auteur de ces lignes. Ce n’est pas une grande victoire, mais quelques années de retard, c’est mieux que rien.

D’ici 2018, on aura peut-être un autre gouvernement, un gouvernement plus attentif aux bien-être de ses citoyens qu’aux demandes du consortium pétrolier de Calgary. Les chances sont minces, mais elles sont là. Mince, non pas parce que le parti libéral du Canada n’a pas de chance de reprendre le pouvoir, mais mince parce que la direction actuelle du parti libéral ne changera pas beaucoup la donne en matière de philosophie de gestion du pays.

Avec l’ancien chef libéral Stéphane Dion, on a eu pendant quelques mois l’impression que quelque chose allait changer au pays, qu’un des partis majeurs ou importants de l’échiquier politique canadien prenait enfin au sérieux la menace environnementale que représentent les gaz à effet de serre (GES) et que le Canada deviendrait un chef de file mondial dans la lutte aux GES.

Ça n’aura pas duré très longtemps. Aujourd’hui, on entend la même absence de contenu ferme sur cette question tant du PC (Parti de Calgary conservateur) que du PLC.

C’est donc dire qu’un délai de trois ou quatre ans ne changera pas beaucoup de choses devant l’inévitabilité du projet gazier, mais comme un condamné à la peine capitale, on prend le tout un jour à la fois.

Au fait, suis-je le seul à croire que cette annonce du délai dans la construction du pipeline sous prétexte de «l’absence d’entente fiscale avec le gouvernement » ne constitue qu’une pièce d’un scénario électoral conçu derrière des portes closes? Que le gouvernement conservateur annoncerait quelques semaines avant les élections qu’une telle entente était signée et que le pipeline irait de l’avant un peu plus rapidement que prévu?

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Échos des TNO - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

 Droits linguistiques aux TNO : une première rencontre en avril

 

La première rencontre du comité mixte de consultation sur la mise en œuvre du jugement Moreau, concernant les droits des francophones des Territoires du Nord-Ouest, pourrait avoir lieu d’ici quelques semaines.

En entrevue avec CIVR Radio Taïga, le nouveau directeur général de la Fédération franco-ténoise, Francis Lemieux, affirme que le climat de confrontation est chose du passé et annonce qu’une rencontre devrait avoir lieu en avril. Cette table de concertation, formée d’experts des droits des francophones, de représentants de la communauté franco-ténoise et de délégués des gouvernements territorial et fédéral, doit élaborer un plan de mise en œuvre du jugement Moreau. Dans sa décision, rendue en 2007, la juge Marie-Thérèse Moreau, de la Cour suprême des TNO, enjoint le gouvernement territorial à offrir une kyrielle de services en français.

 

La cause du décès de Philip McNeil demeure inconnue

 

Près d’un an après que les restes du cadavre de Philip McNeil aient été retrouvés près de la mine Con, à Yellowknife, la cause du décès du jeune homme reste un mystère. Le coroner en chef des TNO a rendu son rapport sur cette affaire, le 12 mars. Selon le bureau du coroner, il a été possible d’identifier les ossements, retrouvés par un randonneur en avril 2009 dernier, comme étant ceux de Philip McNeil. Par contre, les circonstances entourant le décès n’ont pas pu être clairement établies.

 McNeil, 25 ans, souffrait de dépression sévère au moment de sa disparition en novembre 2008. Il avait été admis de sa propre initiative en psychiatrie à quelques reprises en raison d’idées suicidaires et consommait de l’Effexor, un puissant antidépresseur. En septembre, son médecin traitant avait augmenté sa dose et McNeil s’était, par la suite, plaint de sueurs et de cauchemars, des effets secondaires de l’Effexor. En 2006, une étude publiée dans le journal médical américain BMJ établit un lien entre la consommation de ce médicament et le risque de suicide.

 

20 millions de dollars pour nettoyer une mine

 

La compagnie Aboriginal Engineering de Yellowknife s’est vue octroyer 20 millions de dollars par le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada pour nettoyer la vieille mine Colomac, située à quelque 200 kilomètres au nord de Yellowknife. Elle devra démolir les infrastructures restantes et nettoyer le sol contaminé. Le parc de stockage a coulé durant les années 1990, laissant des dépôts d’hydrocarbure importants aux abords du lac Steeve. Quatre-vingts pour cent de la main d’œuvre qui prendra part au contrat devra être engagée.

 

Employabilité à 65,4 % aux TNO

 

Environ 200 emplois à temps partiel ont été créés aux Territoires du Nord-Ouest en février, ce qui augmente le taux d’emplois à 65,4 %. Il s’agit d’un sommet depuis le mois de novembre dernier et place le territoire bien au-dessus de la moyenne nationale, qui est de 60,5 %.

Malgré ces bons résultats, 100 emplois à temps plein demeurent toujours à être comblés par rapport à février. Les nouveaux emplois ont surtout été créés, dans une proportion égale, dans les secteurs public et privé.

 

Une collaboration avec Radio Taïga

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Ils sont partis - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

L’équipe Élite de judo monte sur le tatami d’Edmonton.

 

Après plusieurs mois d’entrainement, une semaine de camp de jour et plusieurs séances de perfectionnement avec un entraineur national, l’équipe élite de l’Association de judo des TNO est partie affronter le reste du Canada. Le tournoi de judo international d’Edmonton se déroule du 19 au 21 mars nulle part autre qu’au West Edmonton Mall et ce sont six représentants de l’Association de judo ténoise qui se présenteront à cette compétition qui est considérée comme la plus élevée de tout l’Ouest canadien.

Deux francophones ont gagné leur place au sein de cette jeune équipe. Mason Bruneau de Hay River et Gabrielle DesForges de Yellowknife. Ils seront accompagnés par Yervan Hovhannisyan, Lucas Othmer, Hakpik klengenberg et Brent Betsina. Pour ces adolescents, cette compétition veut dire beaucoup alors qu’ils ont investi de multiples efforts dans leur préparation physique, mais aussi pour amasser des fonds afin de payer une partie de leur voyage. Lors de la première semaine de relâche à Yellowknife, ces judokas ont accepté d’organiser un camp de jour pour les jeunes qui voulaient perfectionner leur Judo. Durant cette semaine où il s’est occupé d’une vingtaine de jeunes, Brent Betsina a avoué que jouer le rôle de celui qu’on écoute n’était pas si facile. « Ce genre d’expérience m’aide à devenir un modèle à suivre et me permet de me développer aussi. Je me sens capable de me concentrer pour affronter mes futurs adversaires », raconte ce judoka de N’Dilo. Pour Lucas Othmer, cette expérience lui a aussi apporté quelque chose : « Maintenant je comprends ce que doit endurer le Senseï quand il nous donne le cours. »

Pour conclure cette semaine, tous les jeunes ont reçu une médaille des mains de Sergio Pessoa. Ce judoka brésilien a participé aux Jeux olympiques de 1988 comme membre de l’équipe nationale du Brésil et entraine depuis quelques années les athlètes de l’équipe canadienne de judo. Les membres de l’équipe élite ont profité de sa présence aux TNO pour optimiser leurs séances d’entrainement et développer de nouvelles techniques de judo.

 

 

 

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Encore estomaqué par les récents succès - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

En ce mercredi 17 mars, le Canadien se retrouve dans la situation suivante : au 6e rang de l’Association de l’Est, à un point derrière Ottawa au 5e rang (qui en arrache, mais qui possède un match en main sur le Canadien) et à un point devant les Flyers, qui ont néanmoins deux matchs en main sur Montréal. De plus, Montréal n’est plus qu’à trois points de l’équipe de tête de sa division, les Sabres de Buffalo, qui ont cependant trois matchs de plus à disputer.

 

Je dois avouer que le 6e rang est une position intéressante, meilleure même que le 5e rang. En effet, si les séries commençaient aujourd’hui, le Canadien affronterait Buffalo et son gardien étoile, Ryan Miller.

 

Malheureusement, il est encore trop tôt pour s’amuser à regarder les différents scénarios des éventuelles luttes de la première ronde. Si la possibilité du Canadien de se faire déloger d’une participation aux séries s’amenuise à chaque victoire, il y a encore trop de marge de manœuvre pour savoir si le club terminera au 8e ou au 5e rang. Avec encore 11 matchs à disputer, mieux vaut se concentrer sur les prochaines semaines et essayer d’envisager comment le Canadien terminera la saison.

 

Comme plusieurs l’observent, le Canadien continuera de s’améliorer ne serait-ce que par le retour de deux joueurs blessés, Cammalleri et Bergeron. Non seulement Montréal a remporté sept de ses huit derniers matchs (dont six victoires consécutives), mais le retour de ces pièces importantes ne pourra qu’améliorer ce club.

 

Le retour de Cammalleri ne posera aucun problème. Même s’il démontre beaucoup de détermination, le jeune Pyatt devra céder sa place au sein du trio de Plekanec. Juste cette addition donne déjà plus de punch en attaque à Montréal.

 

Par contre, le retour de Bergeron causera un dilemme à l’entraîneur. Comme l’équipe gagne, y aura-t-il urgence de réintégrer Bergeron immédiatement dans l’alignement? En raison du brio du troisième et du quatrième trio, est-il nécessaire de briser la nouvelle chimie qui s’est installée? Si Martin décide qu’il faut relancer le jeu de puissance en ajoutant Bergeron à l’alignement, il devra alors retrancher Darche ou Lapierre, en espérant que la valeur ajoutée au jeu de puissance compensera le jeu moins dominant du nouveau quatrième trio.

 

Lors de cette série de victoires, il a été intéressant de constater à quel point tous les joueurs semblent sur la même page, présentant un jeu d’équipe qui n’est pas parfait, mais qui a permis de l’emporter sur les adversaires. Encore plus intéressant, ce jeu d’équipe fait en sorte que Montréal n’a pas à compter sur des performances extraordinaires de ses gardiens de but.

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Spectaculaire et efficace - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

TNOspectaculaire.com, le nouveau site Internet en français pour promouvoir le tourisme aux Territoires.

Confortablement installé dans son fauteuil de travail, l’homme d’affaires francophone qui s’informe sur les attraits touristiques des TNO ne pensera plus qu’aux énormes truites qu’il pêchera avec ses collègues lors de leur voyage d’affaires de deux jours prévu au mois de juin à Hay River. Le site Internet en français TNOspectaculaire.com ne laissera aucune chance aux voyageurs virtuels de ne pas s’intéresser aux paysages, à la faune, aux activités hors du commun, et à la diversité culturelle et artistique des Territoires du Nord-Ouest du Canada.

 

Cet outil promotionnel, dévoilé le 16 mars au centre touristique de Yellowknife, fait partie de la nouvelle campagne touristique orchestrée par le CDÉTNO (Conseil de développement économique des TNO). Bonifiée d’une brochure et d’un guide de l’explorateur en français, cette campagne 2010 espère rejoindre de nouveaux marchés, spécifiquement le marché des voyages d’affaires et celui des visites de la parenté des résidents ténois. « On veut encourager les Franco-Ténois à inviter leur famille, leurs amis à venir aux TNO. Nous leur proposons toutes sortes d’activités à faire, donc sortez et venez rencontrer nos opérateurs et nos guides professionnels et profitez-en pour en apprendre davantage sur les TNO », de lancer Sylvie Francoeur, directrice générale du CDÉTNO.

 

Cette année, parallèlement à cette campagne, le Conseil de développement économique veut également enrichir l’offre de service présentée aux touristes. Couplée aux campagnes de promotion, une plus large diversité d’activités accessibles aux visiteurs permettra d’optimiser les séjours, généralement courts, des hommes ou des femmes d’affaires. Dès cet été, l’équipe se concentrera sur la production de fiches d’identification des artistes du Nord, permettant ainsi aux voyageurs de rencontrer des personnages clés au sein de la communauté artistique et culturelle des TNO. Le concept est d’indiquer aux touristes quelle est la disponibilité de tel ou tel artiste et de proposer un itinéraire pour aller le rencontrer en personne.

 

C’est ce genre d’initiative qui place le CDÉTNO comme un partenaire de choix pour tous ceux qui envisagent un Nord plus attrayant et plus fort économiquement.

 

Gerry Leprieur, directeur général du Northwest Territories Tourism, collabore avec le CDÉTNO pour promouvoir les Territoires sur le plan touristique et assure qu’il a toujours reconnu l’apport du tourisme francophone du fait que le Canada est un pays bilingue. « Pour nous, c’est un véritable bonus que le CDÉTNO ait décidé que le marché touristique constitue un gros morceau de ses activités économiques. Ils apportent énormément lorsqu’il est question de développer le secteur touristique aux TNO. Le CDÉTNO nous ouvre les portes des marchés francophones au Canada, mais également à l’international », remarque-t-il en ajoutant que le tourisme était synonyme de dollars aux TNO et qu’il était bon pour l’économie et l’employabilité.

 

Le bailleur de fonds principal pour ces différents développements touristiques est l’Agence de développement économique du Nord (CanNor). En entrevue téléphonique, Michel Robillard, le vice-président de l’agence au bureau principal à Iqaluit, estime que les francophones proposent d’excellentes initiatives au niveau du développement, qu’ils sont une marque de dynamisme novateur qui est là pour améliorer les occasions d’affaires dans les trois territoires.

 

Pour le président du CDÉTNO, Jean-François Pitre, il est important que le conseil continue de se concentrer sur des réalisations concrètes. « Nous ne sommes pas là pour écrire des rapports, dit-il. Les gouvernements, nos partenaires voient que ce que l’on fait, c’est concret, que l’on peut l’utiliser. Pour nous, c’est bien mieux la qualité que la quantité. » 

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Amitiés sous les aurores - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Quelle belle façon de débuter deux semaines de congé! Le Rassemblement Jeunesse 2010 de Jeunesse TNO a réuni une vingtaine de jeunes francophones pendant cinq jours d’activités culturelles nordiques et de nouvelles amitiés. De la matinée du vendredi 5 mars au mardi 9 mars 2010, les locaux de l’école Sir John Franklin ont accueilli un groupe dynamique de visiteurs.

 

Les jeunes de la Colombie-Britannique et du Manitoba, qui visitaient le Nord pour la première fois, ont bien goûté à la saveur nordique de la francophonie d’ici en faisant la connaissance de jeunes de Yellowknife, de Hay River, de Fort Smith, d’Inuvik et d’Iqaluit.

 

Une panoplie d’activités était à l’horaire : une soirée de quilles comme activité brise-glace a bien établi l’ambiance décontractée et ouverte de l’événement.

 

Le lendemain matin, nous avons été bien réveillés par un atelier interactif sur la prévention d’infections transmissibles sexuellement présenté par Jean de Dieu Tuyishime du Réseau Santé TNO et la sexologue Valérie Nadet. Nous avons pour la plupart bien participé aux discussions sur ce sujet parfois délicat.

 

Le groupe montréalais Orange Orange est venu animer un atelier de beatbox hors pair le 6 mars en après-midi. Je crois bien qu’il y a des beatboxers naturels au sein de la jeunesse francophone d’aujourd’hui ! Nous avons eu un avant-goût de la musique branchée pop-techno-hip-hop d’Orange Orange, et cela nous a d’autant plus enthousiasmés lors de leur concert ce soir-là au Château de glace. J’ai appris par la suite que près de 300 personnes y ont assisté. En tout cas, la salle brassait pas mal!

 

En sortant du château, le ciel nous a fait cadeau d’un autre spectacle : les aurores boréales. Tout le monde était émerveillé et je dois avouer qu’elles étaient parmi les plus belles aurores que j’ai vues durant mes seize ans à Yellowknife.

 

Nous avons pu faire la grasse matinée et déguster un déjeuner cabane à sucre authentiquement savoureux préparé par trois dames des Francos50 le dimanche matin.

 

René Francoeur, le guérisseur métis qui a été des nôtres pendant tout l’événement, a ensuite présenté un film sur la drave de la Rivière George. Il a partagé des anecdotes au sujet de son année d’expérience en tant que draveur et nous a donné des conseils précieux sur la conservation des milieux naturels.

 

Pinceaux, appareils-photos et créativité ont occupé tout l’après-midi. Nous avons tous participé à la réalisation d’une murale colorée et diversifiée avec l’aide de Joël Maillet. Notre imagination collective et l’expertise photographique de JoAnne Abraham ont aussi permis de créer deux projets de photographie originaux.

 

En soirée, nous avons eu la chance de nous essayer aux jeux de main dénés et au tambour traditionnel déné. D’après moi, ça a été une occasion en or de construire un pont entre les cultures francophone et autochtone.

 

La dernière journée officielle du Rassemblement Jeunesse n’a pas été reposante, au contraire. Des randonnées en motoneige et en traîneau à chiens ont fait couler l’adrénaline et les rires à flots, les poissons pêchés fraîchement sur la glace ont rassasié les participants et la glissade a bien couronné la journée de plein air. De retour à l’école après cette journée énergisante chez Beck’s Kennels, la soirée de clôture a eu lieu.

 

Des violoneux de la Aurora Fiddle Society ont offert une heure d’initiation à la danse carrée, qui a bien plu à tout le monde. Puis, nous avons attendu avec impatience un autre délice : la tire d’érable. Pour clore le tout, Rudy Desjardins, de Radio Taïga, est devenu le DJ Rudes, et nous nous sommes défoulés sur la piste de danse.

 

Ce n’est qu’après maintes rondes de câlins et d’au revoir que nous sommes repartis chez nous, trop tôt, semblerait-il, d’après beaucoup de jeunes. En contemplant les découvertes culturelles et identitaires qui ont eu lieu lors de cet événement, j’ai déjà hâte au Rassemblement Jeunesse de l’année prochaine, qui, avec un financement soutenu, pourrait devenir encore plus solide et reconnu dans tout l’Ouest canadien.

 

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Une percée dans les territoires - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Le très renommé festival pancanadien « Coup de cœur francophone » sera désormais aussi présent au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest, grâce à un partenariat commun entre les deux territoires. Une nouvelle réjouissante dans l’univers culturel ténois!

 

C’est à la suite des demandes de l’Association franco-yukonnaise (AFY) et de l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) que le partenariat commun entre les deux territoires et le Réseau « Coup de cœur » verra finalement le jour. Initiées en 2008, les démarches ont finalement abouti, il y a quelques jours, à la suite d’une rencontre à Winnipeg entre les organisateurs du festival et les deux partenaires territoriaux (AFY et AFCY). À compter de cette année, le Yukon et les TNO seront les hôtes du festival « Coup de cœur ». Chacun des territoires se divisera, chaque année, à tour de rôle, trois soirées de spectacles, dont deux d’entre elles présenteront des artistes en provenance de l’extérieur des territoires.

Alain Chartrand, cofondateur ainsi que directeur général et artistique de l’événement musical pancanadien, salue positivement cette nouvelle alliance, à laquelle il a activement participé, au cours des dernières années. Le festival « Coup de cœur francophone » avait les territoires dans la mire, depuis un certain temps déjà. Les demandes exprimées par ces derniers n’ont fait qu’accélérer le processus d’adhésion, au grand bonheur de tous. « C’est toute la force d’un projet commun », affirme M. Chartrand, en parlant du festival pancanadien.

Il soutient que tous les détails ont été discutés en ce qui concerne le partenariat commun, et qu’il ne manque encore que quelques détails à régler avant d’en faire l’annonce nationale. M. Chartrand explique que, du côté du Yukon, les soirées de spectacles seront gérées par l’AFY, celle-ci ayant un mandat culturel territorial. Aux TNO, ce sera l’AFCY qui sera porteuse du dossier. Cependant, une entente à venir assurera que les quatre associations franco-culturelles (celles de Fort Smith, de Hay River et d’Inuvik) puissent se concerter dans les décisions reliées à ces soirées. « Chaque province ou territoire a ses propres particularités », reconnaît M. Chartrand. Il est très important pour lui de s’adapter à celles-ci afin d’arriver à promouvoir la musique francophone. Pour les TNO, il a bénéficié de l’étroite collaboration de Catherine Boulanger et de Roland Charest pour élaborer le projet. Le financement de ce dernier sera octroyé par Patrimoine canadien.

« Coup de cœur francophone » roule sa bosse depuis 1986. Initié à Montréal, il a pris un essor national en 1995. Depuis, il ne cesse d’attirer l’attention et de permettre à des artistes musicaux émergents de se démarquer partout (ou presque) au Canada. Un événement à suivre dans le courant des prochains mois!

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Être bilingue, ça rapporte?! - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Des traducteurs gouvernementaux, Anne-Dominique Roy et Clément-Éric Demers, ont présenté des ateliers aux élèves de la 5e à la 10e année de l’école Boréale dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie, cette semaine. 

« Ils nous ont présenté l’emploi de traducteur par le biais d’activités très dynamiques! », raconte Marie-France Bernèche, enseignante de mathématiques et de sciences à l’école francophone.

Jeux d’association, anglicismes, expressions idiomatiques ont animé les élèves, qui ont appris beaucoup sur les tâches et les exigences pour devenir traducteur. « Je pensais qu’ils travaillaient pour l’Assemblée législative », partage Mark Montinola, étudiant de 10e année. Ce dernier, souriant, lève le pouce bien dans les airs pour exprimer son appréciation de la présentation. Il ajoute avoir aussi appris sur le métier de pigiste : « J’ai découvert que certains traducteurs sont payés par le nombre de mots! ».

Les traducteurs, des francophones originaires du Québec, ont adapté leur présentation pour rejoindre les élèves des différents âges. « C’est pas juste un métier de vieux avec des livres plates », blague Clément-Éric Demers. Anne-Dominique Roy et lui ont fait découvrir aux élèves de toutes nouvelles ressources en matière de langue, comme Termium, sur le Web. « Ils ont l’air à avoir aimé savoir qu’il existe des dictionnaires en ligne », soutient la traductrice, remarquant que les élèves du secondaire étaient nettement plus portés sur les ressources en ligne que sur les versions sur support papier. « Ce qu’on remarque [chez les jeunes], c’est qu’ils sont réfractaires aux dictionnaires », explique Clément-Éric. Il précise que leurs ateliers visaient aussi à démystifier, en quelque sorte, l’usage du dictionnaire, souvent banalisé par les étudiants, alors qu’il s’agit d’un outil précieux dans leur univers scolaire.

Dans la classe de 5e et 6e années, les deux traducteurs ont réussi à faire participer tous les jeunes avec entrain. De « sage comme une image » à « avoir les yeux dans la graisse de bines », les jeunes ont sorti un éventail d’expressions colorées, à la demande des traducteurs. Les questions étaient nombreuses au sujet de leur profession : « Est-ce que c’est payant? », ou encore, « Est-ce que vous dites Couteau Jaune quand vous parlez de Yellowknife? ».

Un peu moins d’une dizaine d’élèves ont d’ailleurs manifesté leur intérêt pour ce travail à la suite de la présentation. Kiera Boulanger-Rowe répond qu’elle a retenu « qu’être traducteur, ça permet de faire de l’argent! », et qu’elle aimerait bien ça. Cette dernière aimerait aussi être écrivaine, dit-elle. Pour sa part, sa camarade de classe, Ksydalg Henry, affirme : « J’ai appris de nouvelles expressions et ce qu’elles signifient. J’ai aussi appris ce que l’on peut faire en traduction. ».

Leur enseignant, Patrick Poisson, s’est dit satisfait de l’atelier : « C’est leur montrer qu’apprendre le français à Hay River peut être franchement utile. ».

Anne-Dominique et Clément-Éric souhaiteraient bien avoir la chance de présenter ces ateliers de nouveau. « Il faut montrer que oui, le français ça sert, mais plus que seulement un peu », clame le traducteur.

 

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Changements climatiques : Oubliés ou délaissés? - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Le Réseau Action Climat qualifie les actions du gouvernement fédéral « d’inquiétantes », en ce qui concerne la recherche sur le climat. Selon Graham Saul, directeur exécutif du réseau, « Il est devenu pratiquement impossible de croire le gouvernement quand ils prétendent soutenir la science des changements climatiques. »

 

Une analyse du Réseau Action Climat, soulignée dans un article de François Cardinal de La Presse et parue au lendemain de la remise du budget fédéral 2010-2011, confirmerait les craintes du député de Western Arctic, Dennis Bevington. Ce dernier était cité, dans un article de L’Aquilon écrit par Maxence Jaillet ( « Budget 2010 : Bâtir, geler et réformer », à la Une du 12 mars 2010), on mentionnait qu’il craignait que certaines coupes budgétaires allaient réduire la capacité du Nord à faire face aux changements climatiques. Bon flair?

 C’est aussi ce que laisse croire une récente analyse du Réseau Action Climat, réalisée par l’analyste Andrew Cuddy et intitulée « Troubling Evidence » (qu’on peut traduire, en français, par « Évidence troublante »). Ce dernier émet la recommandation suivante : « Pour maintenir les recherches basées dans les universités au Canada, pour la recherche sur le climat, le gouvernement fédéral doit bouger le plus rapidement possible et fournir 25 millions de dollars par année, et ce durant dix ans, à la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCSCA) ». Or, le ministère de l’Environnement, Jim Prentice, confirmait la semaine dernière que le financement de la FCSCA n’était pas renouvelé. Leur mandat est supposé se poursuivre jusqu’en 2012, sans de nouvelles injonctions de fonds de la part de leur principale source de financement. Le ministre Prentice annonçait, selon un article de La Presse, que ce mandat servirait à produire un rapport au gouvernement. On laissait aussi croire que les fonds allaient être injectés ailleurs. L’analyse d’Andrew Cuddy prouve le contraire.

 

À suivre dans nos éditions papier et sur le web, la semaine prochaine, les réactions de certains experts…

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20 ans d’alphabétisation - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Le NWT literacy Council souligne ces 20 ans d’existence avec une levée de fonds.

 

En 1990, l’Organisation des Nations Unies lançait l’année de l’alphabétisation. Au Canada, un journaliste du nom de Peter Gzowski décida d’organiser une levée de fonds pour financer la mise en place de programmes de promotion de l’alphabétisation au pays. C’était la première édition du tournoi de golf sur invitation de Peter Gzowski pour l'alphabétisation (PGI). 20 ans plus tard, cette levée de fonds est toujours au rendez-vous à travers le Canada. Si dans chaque province et au Yukon, l’événement est annuel, aux TNO ce rendez-vous est une biennale. La séparation du Nunavut en 1999 des TNO n’a pas créé de nouvel événement dans le Nord, ainsi à chaque année, le PGI est alternativement organisé au Nunavut et aux TNO. L’argent récolté est redistribué aux programmes développés par les conseils d’alphabétisation du territoire qui organise l’événement.

Pour cette 20e édition nationale, c’est à Yellowknife et Hay River qu’il revient de célébrer la littérature, la lecture, les mots et l’écriture. Comme à chaque édition, des célébrités canadiennes et plusieurs musiciens et artistes locaux se réunissent pour offrir un spectacle divertissant au public ténois. Le spectacle se déroulera à Yellowknife, le lundi 22, alors que le tournoi de golf sera recréé à Hay River le 25 mars. Il faut dire recréer, car comme le prétend Suzanne Robinson, dans le Nord, l’idée de la levée de fonds se concentre un peu moins sur l’attrait du golf que sur les activités communautaires.  « Nous organisons de petits événements pour rapprocher les gens des communautés. Nous ne nous concentrons pas sur l’aspect compétitif que certaines autres provinces peuvent développer. Pour nous c’est plus le côté amusant et la célébration qui importe », d’expliquer la présidente du NWT Literacy Council. L’événement de Hay River démontre bien cette volonté en organisant un tournoi de mini-golf dans le terrain de jeu de l’école Harry Camsell.

« Il est important pour nous de faire lire les jeunes, que plusieurs ainées viennent conter des légendes, que nos invités diffusent un message aux gens des territoires. C’est pour cela que les célébrités vont également aller dans plusieurs écoles à Yellowknife, N'Dilo, Dettah, Hay River et la réserve Katlodeeche », souligne Mme Robinson.

Grâce à ce partenariat avec Hay River, la moitié de l’argent récolter durant cette levée de fonds sera redistribué dans la région du sud du Grand lac des Esclaves. Le reste sera utilisé pour les programmes territoriaux du Nwt literacy Council. Il y a deux ans c’était la région tlicho qui avait accueilli le PGI.

Le spectacle de Yellowknife sera présenté au NACC les 22 et 23 mars dès 18 heures. Les billets sont 32 $ pour les adultes, 25 $ pour les ainés et 15 $ pour les étudiants. Seront entre autres présents : Shelagh Rogers, Barney Bentall, Jonathan Torrens; Connie Kaldor; Mike Stevens, Alison Gzowski, Richard Van Camp, Joseph Boyden; Pat Braden et Sophie Leger.

 

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Pas avant 2018 - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Les promoteurs repoussent de quatre ans l’inauguration de leur hypothétique gazoduc.

 

En 2007, le consortium pétrolier mené par la compagnie L’Impériale estimait à 2014 la date où pour la première fois le gaz naturel extirpé du delta du Mackenzie en mer de Beaufort serait desservi en Alberta, 1 200 km de gazoduc plus au sud. Depuis le 15 mars dernier, les promoteurs ont révisé leur échéancier et affirmé qu’ils ne pouvaient concevoir le début de la distribution du gaz nordique avant l’année 2018.

Avec leur nouveau calendrier soumis à l’Office national de l’énergie (ONE), L’Impériale déclare que ce délai est attribuable à plusieurs facteurs : « Des délais dans le processus de réglementations, l’absence d’entente fiscale avec le gouvernement fédéral, et ce que j’appellerais la nécessité de renouveler le recrutement du personnel pour le projet, ainsi que des contraintes et des facteurs saisonniers », précise l’attaché aux relations publiques de L’Impériale, Pius Rolheiser.

Déjà en 2009, le directeur d’un des membres du consortium, Bob Reid de l’Aboriginal Pipeline Group (APG), avait estimé lors d’une conférence sur les infrastructures nordiques que le projet pourrait être inauguré en 2016 moyennant une décision des promoteurs dès les premiers mois de l’année 2012. Depuis cette estimation informelle qui prévoyait le dépôt du certificat de commodité et de nécessité publiques favorable au projet à l’automne 2010 et une période de construction de trois saisons hivernales complètes, seul le temps de réaction du consortium a changé. Pour évaluer précisément si le projet est économiquement viable ou non, le consortium se laisse maintenant presque trois ans de réflexion, et non plus un an et demi, alors que L’Impériale assure ne pouvoir donner une réponse que durant le dernier trimestre de 2013.

« Ce sont également plus de 100 permis spécifiques additionnels que nous devons acquérir pour plus d’une centaine de différents travaux auprès des nombreuses agences de réglementation, si l’Office national de l’énergie approuve le projet. Ces permis devront obligatoirement être acquis avant que nous puissions prendre une réelle décision sur le futur de ce projet », étaye le relationniste de Calgary.

 

L’abandon de l’image globale

Ce retard est annoncé quelques jours après que l’Office national de l’énergie ait rendu publiques les concordances de ses recommandations avec celles proposées par la commission d’examen conjoint du projet gazier du Mackenzie (CEC). Selon l’agente de communication de l’ONE, plusieurs recommandations faites par la CEC prenaient en considération des éléments qui ne sont pas du ressort de l’Office indépendant. « Plusieurs de ces recommandations ne s’appliquaient pas à notre mandat, et relevaient de ministères tels que celui des Pêches et des Océans, ou de l’Environnement. Même s’il est responsable envers d’autres lois, l’ONE se réfère la plupart du temps à la Loi sur l’Office national de l’énergie et à la Loi sur les opérations pétrolières au Canada », de dire Sarah Kiley.

Pour Carla Sbert, gestionnaire des programmes de conservation et des enjeux légaux de Nature Canada, l’abandon de plusieurs des recommandations de la CEC, c’est une véritable calamité. « On est très découragé, car on a trouvé que le CEC avait fait un grand effort pour faire des recommandations pour tous les problèmes que le projet pose pour la région. Et de dire également que, oui, le projet pourrait être positif pour la région si on applique toutes ces recommandations », commente-t-elle, en affirmant que son organisme avait demandé à l’ONE que toutes les recommandations soient suivies pour assurer un projet positif pour le Nord.

Finalement avec plusieurs recommandations laissées au soin de divers ministères gouvernementaux, Carla Sbert considère que l’Office national de l’énergie a perdu l’image globale que le CEC avait réussi à exposer, répondant ainsi au désir des résidents du Nord de se pourvoir d’un projet qui leur soit bénéfique à eux aussi.

Dès le 29 mars à Yellowknife, l’Office national de l’énergie entendra les contre-interrogatoires des parties impliquées dans le projet alors que les plaidoiries finales seront entendues du 12 au 17 avril à Yellowknife et du 20 au 24 avril à Inuvik. Ces audiences sont publiques et accessibles dans les deux langues officielles via une retransmission virtuelle.

 

 

 

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Pousse Pousse Pousse - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Une nouvelle serre pour plus de légumes aux TNO.

La compagnie Artic Farmer veut développer le marché des produits locaux. Avec une nouvelle serre exclusivement réservée à la croissance des légumes, cette entreprise de Yellowknife espère approvisionner les besoins de nombreux particuliers et restaurants de la capitale ténoise. Pour optimiser ses chances de produire localement, Darwin Rudkevitch, le propriétaire d’Arctic Farmer, s’est entouré d’experts en la matière : un horticulteur et deux horticultrices vont maintenant mener cette production nordique.

Darwin Rudkevitch rappelle que l’an passé, ils avaient expérimenté et découvert plusieurs choses à améliorer. « Cette année, nous possédons plus d’expérience et nous améliorons deux lacunes que nous avons décelées l’an passé. La première était d’acquérir plus de contrôle sur notre environnement dans la serre. La seconde, de travailler avec des gens d’expertise », énumère-t-il.

Christian Frenette, l’horticulteur en chef d’Arctic Farmer, estime que la compagnie a su se doter des éléments nécessaires pour arriver à ses fins. « Notre production va se concentrer sur les tomates, les aubergines et les poivrons. Les fines herbes également, mais en moins grande quantité, car je veux vraiment accentuer sur les tomates », dévoile-t-il. Il explique pourquoi la nouvelle serre en polycarbonate sera un atout crucial pour faire pousser le plus de tomates sous ces latitudes. Selon lui, la hauteur de ce nouvel espace contrôlé lui permet d’instaurer une zone de température tampon qui joue en la faveur de la croissance des tomates, qui nécessitent une régularité optimale lorsqu’elles sont confrontées à un climat aussi extrême que celui de Yellowknife. « L’agriculture à Yellowknife, c’est un autre monde, ça n’a rien à voir avec les façons de travailler dans le Sud, affirme le diplômé du centre de formation Fierbourg à Québec. Le temps d’ensoleillement est incroyable, alors les plantes boivent deux fois plus, elles dépensent deux fois plus d’énergie, donc elles deviennent plus vulnérables aux insectes, alors ça me prend un environnement beaucoup plus contrôlé. » Arctic Farmer s’appuiera sur l’aide des insectes pollinisateurs comme le bourdon et sur des méthodes de lutte intégrées sans fertilisant de synthèse en favorisant l’utilisation de mycorhize et d’insectes prédateurs de pucerons, comme les coccinelles, pour produire des légumes qui ne nuisent pas à l’environnement. S’il y a la nouvelle serre, il y a aussi un nouveau champ cultivable de deux acres qui sera, celui-ci, sous la responsabilité d’une toute nouvelle recrue, Sylvie Morin. Lors de son premier jour de travail, la québécoise est bouillonnante de dynamisme. « Lorsque j’ai vu l’offre d’emploi : horticultrice à Yellowknife, j’étais assommée. Je me suis dit qu’il fallait que j’y aille. C’est un défi horticole incroyable. Je suis venue pour ça. » Alors qu’elle s’occupe d’organiser la serre, il est encore tôt pour que Sylvie Morin puisse révéler son plan de production de légumes à l’extérieur.

Arctic Farmer, qui est connue pour ses aménagements paysagés, a investi dans les légumes, mais aussi dans les plantes décoratives. En effet, la deuxième horticultrice embauchée cette année, et qui arrivera à la fin du mois, sera spécialisée dans la production de fleurs ornementales pour les particuliers autant que pour les besoins de la ville. « Cette année, c’est la première année que l’on fonctionne avec des mottes qui possèdent une grande densité de plants par plaque de semis. Ainsi, nous n’achetons plus de produit fini, mais bien de minuscules plants que nous allons faire pousser dans nos serres. Cette méthode économise beaucoup de place, donc on gagne sur le transport et également sur le chauffage, car c’est au moins trois semaines d’entretien en serre que je n’ai pas à faire », explique Christian Frenette, qui anticipe que les plantes occuperont l’espace des serres jusqu’à ce que la production de légumes prenne tout l’espace de la nouvelle serre à la mi-juin.

 

 

 

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Jamie Bastedo, un modèle inspirant - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

La visite de l’écrivain Jamie Bastedo à l’école Boréale a fait forte impression sur les personnes présentes. Savant mélange d’humour et d’imaginaire, la présentation faite par l’artiste et environnementaliste a su captiver les élèves et les amener sur des terrains connus et, pourtant, jusqu’à maintenant inexplorés...

 

Écrire n’est pas si difficile que ça! On connaît tous le syndrome de la page blanche, ce mal mystérieux qui s’empare des gens devant une page encore vierge de tout mot. L’inspiration, ce premier pas vers l’écriture, est souvent l’ennemi le plus redoutable de tout écrivain, amateur, étudiant ou senior. Pour Jamie Bastedo, auteur, artiste et expert-conseil en environnement, l’inspiration? Elle est partout!

Très expressif et coloré, Jamie Bastedo a captivé la foule écolière avec une adaptation du journal d’un coureur des bois du XIXe siècle, Jean Steinbruck, pendant une bonne partie de l’avant-midi, le 10 mars dernier. En après-midi, il a partagé aux enfants sa passion pour l’écriture.

L’enseignant de la classe de 5e et 6e années, Patrick Poisson, avoue que lui-même s’est trouvé inspiré par l’artiste. Il compte continuer à transmettre le message de ce dernier à ses élèves. « Le message, c’était que tu peux écrire une histoire sur n’importe quoi », a-t-il résumé, tout simplement. N’importe quoi : autant une feuille de papier, qu’une mouette ou même les étrangers que l’on croise à l’épicerie. Jamie Bastedo a expliqué aux enfants qu’ils pouvaient choisir d’être ce qu’ils voulaient et qu’ils n’avaient qu’à regarder autour d’eux pour s’inspirer. Pour le faire, il a partagé sa démarche d’écriture : « Il avait un cartable de note pour un futur roman et prenait des notes à l’intérieur de ce dernier, en même temps que son travail (expert-conseil en environnement) », raconte le professeur. Au fur et à mesure, il a construit des histoires, des situations, en puisant ici et là dans un monde qui est le sien, c’est-à-dire : son propre quotidien.

Motivés par la présentation de l’auteur, Jake Danielsen, un élève de la classe de 5e et 6e années, et sa camarade de classe, Celina Carman, ont partagé à L’Aquilon avoir aussi été influencés par le message de Jamie Bastedo. « Je l’ai trouvé intéressant! J’ai aimé entendre son inspiration, il la prend des choses qu’il fait dans la vraie vie!, raconte la fillette. Ça m’aide à l’école pour écrire des histoires », a-t-elle aussi partagé.

  « Il était vraiment, vraiment drôle! », s’exclame, quant à elle, Angela Roy, une autre élève de la classe, qui s’est précipitée pour parler de l’auteur. De toutes parts dans la classe, les mêmes bons commentaires fusent.

La performance de l’auteur s’inscrivait dans le cadre du programme Dene Kede. L’école a pu recevoir l’écrivain grâce à l’intervention du responsable de ce programme, Stéphane Millette. L’enseignant Patrick Poisson espère que Jamie Bastedo reviendra les visiter. Il projette d’ailleurs de faire la demande aux éditeurs des livres de l’auteur pour que ces derniers, dont « Tracking Triple Seven » et « On Thin Ice » soient traduits en français. « Certains sont traduits en coréen, pourquoi pas en français? », s’exclame-t-il.

 

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Il vient passer la culture - 18, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

La semaine prochaine, les jeunes de Hay River auront la chance de recevoir la visite d’un passeur culturel, Sylvain-Henri Simard. Un artiste aux multiples chapeaux qui viendra leur transmettre une parcelle de ses valeurs et de sa définition de la culture francophone.

 

« Je suis un artiste, un peu artiste-aventurier, d’expérience qui évolue dans la francophonie internationale », dit, d’entrée de jeu, Sylvain-Henri Simard, pour se présenter. Polyvalent, il est à la fois un enseignant en musique et en sciences sociales, ainsi qu’un artiste. Plus précisément encore, il agit à titre de passeur culturel d’un bout à l’autre du pays pour faire rayonner la francophonie. Originaire du Québec, aujourd’hui installé en Alberta, il a traversé le Canada, dans le courant de la dernière année, pour aller à la rencontre de ses francophones.

« J’ai un peu l’âme du guerrier », explique l’artiste-enseignant. « Comme le guerrier, j’ai mon code d’honneur ». Lors de son passage dans la ville au sud du Grand lac des Esclaves, Sylvain-Henri souhaite transmettre plusieurs choses aux jeunes, dont trois de ses grandes valeurs : l’unité, le respect et la solidarité. Il le fera par le biais d’ateliers et deux chansons, dont une créée spécialement pour eux. Le tout sera clos par un spectacle collectif.

« Le français, ça leur permet d’avoir un regard différent sur les choses », affirme le passeur culturel. Il souhaite faire comprendre aux jeunes qu’eux aussi peuvent prendre part à l’espace qui les entoure. Il veut leur ouvrir la porte sur un monde culturel à leur portée et auquel ils peuvent participer.

« Je suis reconnu comme enseignant et j’ai développé des outils sous cet aspect-là », explique l’artiste, dont la présence est le fruit de sa rencontre avec Mélanie Serurier, enseignante au secondaire à l’école Boréale. Cette dernière, ayant assisté à des conférences-ateliers de l’artiste, a désiré partager sa découverte avec ses élèves.

La philosophie de son intervention ténoise, a précisé Sylvain-Henri, s’exprimera un peu par une métaphore, de son cru : « L’ours polaire est à la biodiversité ce que le français est à la culture canadienne. ». C’est-à-dire que si, un jour, l’un ou l’autre vient à disparaître, il s’en ressentira, sans l’ombre d’un doute, des conséquences significatives dans le monde qui l’entoure. Il aimerait partager avec les jeunes ses préoccupations environnementales, comme si le français faisait partie d’une biodiversité culturelle et qu’il fallait le préserver. « Je m’abreuve à même la culture francophone », dit-il.

Il sera à Hay River à compter du 21 mars prochain, il découvrira le Nord, après avoir parcouru le pays d’est en ouest. En avril, il présentera une exposition de son périple francophone pancanadien au Centre d’arts visuels de l’Alberta. En parallèle, il travaille aussi sur un album qui s’adressera aux jeunes adolescents.

 

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Quand le calcul politique prend le dessus - 11, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

La semaine dernière, à la suite du discours du Trône, j’exprimais ma crainte que le budget fédéral ne soit l’occasion pour le gouvernement d’avancer un agenda politique de droite au détriment du bien-être de la population, de son économie et de plusieurs des institutions qui nous sont chères.

Ma crainte était fondée.

Pas de hausse de la TPS pour la ramener à 7 %, une mesure qui peut générer des revenus de 12 milliards de dollars au gouvernement et éviter un déficit structurel. Le gouvernement a plutôt décidé de sabrer dans la fonction publique, ce qui entraînera forcément la disparition de programmes, de services et d’emplois.

Mais le jeu politique de ce budget se joue aussi de l’autre côté du plancher.

Quelques heures après le dépôt du budget, et probablement après avoir étudié les derniers sondages, voilà que le chef libéral Michael Ignatieff annonce tout bonnement que son caucus n’a pas l’intention de renverser le gouvernement sur la question du budget. Il va voter contre, mais il va aussi s’assurer qu’il y ait suffisamment de députés absents lors du vote pour ne pas renverser le gouvernement.

C’est donc dire que le gouvernement conservateur a maintenant un laissez-passer gratuit pour terminer son mandat de quatre ans. Après tout, rien ne saurait justifier maintenant que l’opposition renverse le gouvernement si elle laisse passer ce budget qui ne règle rien. L’odieux des décisions du gouvernement conservateur rejaillit maintenant aussi sur Ignatieff et sa cohorte de députés libéraux.

Y’aurait pas par hasard une université avec un poste vacant d’enseignant en littérature?

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Échos des TNO - 11, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

 Reprise hâtive pour les parlementaires ténois

 

Les travaux de l’Assemblée législative viennent tout juste de se terminer, et pourtant, on parle déjà de la reprise parlementaire. C’est que la session d’été commencera plus tôt cette année. Dès le 23 mars, nos députés regagneront leurs sièges. C’est ce qu’a annoncé, le 8 mars, le président de la Chambre, Paul Delorey. D’ordinaire, au printemps, les travaux de l’Assemblée législative sont ajournés jusqu’à la mi-mai.

 

 

Chaude température : routes toujours ouvertes

 

Malgré les chaudes températures qu’a connues le Nord ces derniers jours, les principales routes de glace demeurent ouvertes, selon le ministère des Transports des Territoires du Nord-Ouest.

Le ministère a cependant dû restreindre l’accès à certaines routes durant le jour. C’est le cas des tronçons glacés entre Wrigley et Tulita, Gameti et Whati, ainsi que de la route d’accès pour la collectivité de Trout Lake. Ces chemins sont accessibles aux automobilistes de 22 h à 10 h le matin et sont fermés durant la journée.

La route de glace menant à Dettah, elle, est ouverte, ainsi que le pont de glace sur le fleuve Mackenzie à la hauteur de Fort Providence.

 

 

Mine mal nettoyée

 

Une ancienne mine d’uranium au nord-ouest de la collectivité de Behchoko aurait mal été nettoyée. Selon le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, la mine Rayrock renfermerait encore des débris et des déchets radioactifs alors que le nettoyage devait être terminé il y a 13 ans. La mine a été en opération durant deux ans dès 1959.

Inspecté chaque année depuis 10 ans, le site de la mine Rayrock est source d’inquiétude à Behchoko, puisqu’il se trouve en amont d’une source d’eau de la collectivité.

 

 

Pourvoyeur : à l’aide

 

Plusieurs pourvoyeurs de chasse aux caribous seraient sur le point de déclarer faillite aux Territoires du Nord-Ouest selon le député de Great Slave, Glen Abernethy.

Aux dires de ce dernier, le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles aurait induit en erreur les pourvoiries en 2008, lorsqu’il a affirmé qu’il était sécuritaire de prendre des réservations pour 2009 et 2010. Selon Abernethy, le ministère est directement responsable de la misère des pourvoyeurs.

Le ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles, Michael Miltenberger, se défend en affirmant que le ministère a investi 150 000 dollars pour aider les pourvoyeurs à s’ajuster à d’autres chasses, comme celle au bison.

 

 

Jeux de l’Arctique 2010

 

Les Jeux de l’Arctique 2010, qui ont lieu à Grande Prairie, en Alberta, ont débuté le 6 mars dernier. En date du 10 mars, les TNO avaient déjà accumulé 47 ulus, dont 15 d’or. L’Alaska domine cependant le classement général avec 104 ulus, dont 34 d’or.

 

En collaboration avec Radio Taïga

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Bon retour de la pause olympique - 11, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Alors que je croyais faibles les chances du club de participer aux séries éliminatoires avant la pause des Jeux olympiques, le club vient de remporter quatre de ses cinq matchs suivant la reprise des activités de la LNH. Résultat : le club se retrouve au septième rang de l’association de l’Est avec encore 14 matchs à disputer d’ici la fin de la saison.

 

Ce qui est le plus étonnant de cette performance, c’est que le Canadien l’a réalisée sans les services de son meilleur franc tireur, Michael Cammalleri, et sans une pièce importante de son jeu de puissance, Marc-André Bergeron.

 

Évidemment, rien n’est encore assuré pour ce club. On peut facilement prédire qu’il ne parviendra pas à monter dans le classement, car le club qui le précède au sixième rang, les Flyers, ont deux points d’avance et trois matchs de plus à disputer d’ici la fin de la saison.

 

Ce qui peut rassurer, c’est que les clubs qui sont derrière le Canadien dans le classement éprouvent tous des difficultés même s’ils ont quelques matchs de plus en main par rapport à Montréal. Deux clubs seulement connaissent du succès.

 

Les Bruins, installés deux points derrière Montréal, mais avec trois matchs en main, ont les meilleures chances de devancer Montréal. Cependant, même s’ils devancent Montréal, cela donnerait quand même le huitième rang au club montréalais. De plus, il faudra voir au cours des prochains matchs comment Boston réagira alors que Marc Savard ratera vraisemblablement le reste de la saison.

 

Puis il y a les Hurricanes, 11 points derrière le Canadien et avec trois matchs en main. Le club de la Caroline est également sur une lancée, ayant remporté huit de leurs 10 derniers matchs. S’ils maintiennent leur allure, il y a quand même de minces possibilités de les voir s’approcher dangereusement du huitième rang.

 

Pour le reste, ce sont des clubs qui jouent à peine pour 500, et à moins que le Canadien ne flanche (genre Gainey de retour derrière le banc et qui revient match après match avec Price dans les buts), les chances de se faire rattraper sont minces.

 

Un dernier facteur qui joue en faveur du Canadien, c’est qu’à l’exception de Halak, les autres olympiens du club (Plekanec, Markov et Sergei Kostitsyn) ne se sont pas rendus très loin dans le tournoi olympique et ont pu bénéficier d’un peu de repos. À long terme (fin du calendrier et séries éliminatoires), cela devrait jouer en faveur du Canadien.

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Bâtir, geler et réformer - 11, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Le budget fédéral 2010 se concentre sur trois actions dans le Nord.

Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a soumis le jeudi 4 mars, un budget qui frôle les 50 milliards de dollars de déficit pour l’année 2010-2011. Alors qu’il planifie un retour à l’équilibre budgétaire après le budget 2014-2015, le gouvernement du Canada veut conclure la mise en œuvre des mesures de stimulation économique, freiner l’augmentation des dépenses de programmes gouvernementaux, et finalement examiner les dépenses administratives du gouvernement. Ces trois actions articulent essentiellement l’attention que le budget fédéral porte au Nord, cette année : bâtir la station de recherche de l’Extrême Arctique canadien, geler la masse salariale de la fonction publique et réformer le système réglementaire présent aux TNO.

 

Fonction publique

Le budget 2010 propose de restreindre les dépenses de l’État et de dégager 17,6 milliards de dollars en cinq ans. Sans trop donner de détails sur son plan d’action, le ministre Flaherty a néanmoins présenté des mesures qui toucheront divers ministères fédéraux. « À compter de cette année, nous allons geler le total des dépenses pour les salaires des employés du gouvernement, l’administration de l’État et les frais généraux. Nous allons geler le budget d’ensemble des cabinets des ministres », a-t-il déclaré en Chambre des communes. Les conséquences pour les travailleurs de la fonction publique se traduiront grossièrement par une réduction de la masse salariale.

Aux TNO, le vice-président exécutif régional de l’Alliance de la fonction publique, Jean-François Des Lauriers, estime que ce sont près de 400 employés qui travaillent dans différents ministères et agences fédérales. « Dans le cadre de nos conventions collectives signées en 2008, nous nous sommes entendus avec le gouvernement sur une augmentation salariale de 1,5 %. Cependant, [le gouvernement] vient de déclarer que ces montants devront provenir des fonds d’opération des ministères. Donc, les gestionnaires devront trouver ces montants à même les fonds alloués pour les services et l’opération des ministères. Ce qui nous inquiète, c’est de voir des coupures de poste et une compression au niveau des prestations de services », indique le syndicaliste. Déjà, il dit appréhender les futures négociations des conventions collectives alors que les ententes actuelles prennent fin à l’été 2011.

Le député de Western Arctic, Dennis Bevington, s’inquiète quant à lui des répercussions environnementales que vont infliger ces coupures au sein de la fonction publique. « Les ministères de l’Environnement du Canada et des Ressources naturelles du Canada subiront de larges coupures. Ces ministères contrôlent et effectuent d’importantes recherches sur les conditions nordiques, et même si nous ne connaissons pas la nature de ces compressions, il est certain que cela va réduire notre capacité à faire face aux changements climatiques, au développement des ressources naturelles ici dans le Nord », rétorque-t-il.

 

Le régime de réglementation

Ce sont 11 millions de dollars qui seront alloués sur deux ans à la réforme du régime règlementaire. En conférence de presse adressée aux médias nordiques, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Chuck Strahl, a prétendu que le régime actuel était trop compliqué, qu’il est nécessaire de mettre en place un système permettant l’accélération des examens sur les projets d’exploitation des ressources naturelles dans le Nord et de voir ceux qui recevront une autorisation se concrétiser plus rapidement. Selon Dennis Bevington, il n’est pas nécessaire de modifier la législation en place pour effectuer une amélioration inévitable de ce processus réglementaire. Pour lui, il faut mettre en application les plans d’aménagement du territoire, tout comme le rapport McCrank le recommandait au ministre il y a maintenant deux ans. « Sans ce travail effectué sur les plans d’aménagement, chaque projet doit être examiné en l’absence d’un plan régional, et c’est cela qui cause des problèmes. »

 

Bâtir

Le gouvernement alimentera également la seconde année du plan d’action du Canada, qui se concentre sur les projets d’infrastructures aux TNO. Dans le discours du budget, il a été mentionné que le gouvernement passera à la prochaine étape de la conception de la station de recherche, alors qu’il n’est pas encore décidé où elle sera construite. Ce sont 18 millions de dollars sur cinq ans qui seront alloués à cette phase de développement. Le ministre Strahl a avoué que les candidatures des trois collectivités du Nunavut qui restaient en lice pour accueillir ce centre de recherche, soit Cambridge Bay, Pond Inlet et Resolute, étaient de valeur égale. « À ce point-ci, les trois collectivités sont bonnes, elles ont fait de bonnes présentations. Néanmoins, nous devrons faire un choix, et ce choix sera annoncé bientôt, je l’espère, car certains travaux préliminaires doivent être effectués cet été sur le site de construction qui sera choisi. »

 Avec la collaboration de Batiste Foisy

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Le pont du Deh Cho rejoindra l’autre rive - 11, mars 2010

L'Aquilon - il y a 1 heure 34 min

Le ministère des Transports assure que le projet sera concrétisé fin 2011. 

Le 3 mars, Kevin Mcleod, le responsable du système routier au gouvernement des TNO, a présenté l’équipe qui terminera les travaux de construction du pont du Deh Cho. La compagnie néo-brunswickoise Atcon, qui était, jusqu’en décembre 2009, le principal entrepreneur du projet, cède sa place à une compagnie de la Colombie-Britannique. C’est Ruskin Construction qui complètera ainsi le plus gros projet d’infrastructure que les TNO aient connu. La conclusion de la phase II est prévue pour le mois de novembre 2011, alors que la phase I sera achevée durant le mois de mars. Cette dernière consistait à élever les huit piliers de ce pont, qui doit relier la région du Slave Nord au reste du réseau routier canadien. La prochaine et dernière phase verra l’installation du tablier et des armatures.

Le projet est maintenant estimé à 182,4 millions de dollars, et Kevin Mcleod assure qu’une équipe d’ingénieurs associée avec l‘entrepreneur principal sera sur le site de construction pour évaluer le chantier et en établir une vision plus transparente et plus précise, et ce, jusqu’à sa finition. Récemment, il a été annoncé que la facture de la phase I s’élève à 63 millions de dollars et que pour l’instant, le montant total dépensé pour ce projet se chiffrait à 82,7 millions de dollars.

Lors de cette conférence de presse, le gouvernement a affirmé que la corporation du pont du Deh Cho, qui est à la source du développement de ce projet, était actuellement en consultation interne pour évaluer quelle sera leur nouvelle implication dans le cadre de la phase II du projet. Contacté par L’Aquilon, Andrew Gamble, qui demeurait le directeur de ce projet de la corporation du pont du Deh Cho, a affirmé qu’il se retirait des activités de la corporation dès la fin mars. « Mon implication est en transition vers le nouveau gestionnaire du projet, car je ne serai pas impliqué dans la phase II », dit-il.

Dans le courant de la semaine, le gouvernement des TNO a annoncé qu’il désirerait devenir le nouveau gestionnaire de ce projet de construction. Pour ce faire, l’Assemblée législative ténoise reprendra les travaux en Chambre lors d’une session extraordinaire, qui débutera le 23 mars prochain. C’est alors que les députés considéreront un projet de loi pour établir l’autorité nécessaire afin d’assumer et de gérer les actifs de ce pont. 

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