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Propos discriminatoires envers les francophones - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minNormal 0 0 1 310 1769 14 3 2172 11.1287 0 21 0 0
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Que pensez-vous des propos de Walter Girrior concernant l’afflut de francophones aux TNO et de sa publication dans le Yellowknifer?
Rétrospective des événements:
Lors de son vox pop dans la rue, le Yellowknifer à demander aux gens quel serait le plus gros problème des TNO, à partir de maintenant et ce, pour les 20 prochaines années.
Le commentaire de Walter Girrior : L’afflux de francophones.
1. Rachelle Francoeur, coordonnatrice à Jeunesse TNO
Je me demande s'ils avaient publié ça si la personne avait dit que le problème c'était les Dénés en ville. Je ne pense pas. C'est clair qu'il se serait fait taper sur la tête. Donc, est-ce que c'est encore facile de taper sur la tête des francophones? C'est ça qui me questionne.
2. Laury Vachon, 15 ans
Je pense que l’arrivée de francophones n’est pas un problème aux TNO parce que la variété c’est ce que nous avons de meilleur.
3. Abdoulaye Diakhaté, 16 ans
Je pense que le commentaire qu’il a fait était vraiment non réfléchi. S’il connaissait vraiment l’histoire des TNO, l’importance des francophones et les gestes qu’ils ont fait, il n’aurait pas fait ce commentaire. Je pense aussi que le Yellowknifer n’aurait pas dû publié ça, ça ne sert qu’à créer des conflits entre anglophones et francophones.
4. Nicole Labine, 17 ans
C’est son opinion! Les gens se plaignent parce qu’ils changent, si une communauté d’une certaine culture s’agrandit dans une communauté, c’est sûr que ça dérange certaines personnes, mais ça arrive partout. Les gens essaient seulement de protéger ce qu’ils ont, mais ils devront apprendre à partager.
5. Krystal De Neiva Mateus, 21 ans
Je pense que le journal est stupide de publier ça, ça ne fait que créer des problèmes et, eux, ils veulent seulement quelque chose à écrire dans leurs papiers. Le Yellowknifer s’en fout et il veut seulement avoir quelque chose à écrire.
6. Taylor Phillips, 16 ans
Je pense que c’est mieux d’avoir un tas d’opinions différentes. Je préfère voir pleins d’opinions différentes plutôt que d’une seule, alors les gens qui disent ça ne réalisent pas que c’est important d’avoir toutes sortes de gens aux TNO.
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Faudrait pas dormir au gaz - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minDès que le sujet de l’exploitation des gaz naturels des TNO surgit, j’éprouve le même malaise. On connaît tous l’impact positif que l’utilisation de ce gaz, au lieu d’autres formes d’énergie fossile, peut avoir sur l’environnement et les émissions humaines de gaz à effet de serre. On parle alors de transformer les installations qui produisent de l’électricité à partir de charbon, de chauffer des édifices au gaz plutôt qu’au mazout, ou encore, d’adapter des moteurs à combustion interne pour utiliser le gaz naturel au lieu du diesel ou autre carburant.
En fait, il y a énormément d’utilisations du gaz naturel qui permettraient de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et ainsi ralentir notre impact humain sur le réchauffement planétaire.
Et les protagonistes des gazoducs du Nord (Alaska et TNO) ne ratent pas une occasion de mentionner ces faits lorsqu’ils ont le micro.
Cependant, il faut toujours se rappeler qu’une menace pointe à l’horizon. Une fois ces gaz aux mains des grandes pétrolières, coulant vaillamment dans des gazoducs en direction du Sud et hors de notre contrôle, il y a fort à parier que son utilisation sera toute autre : transformer les sables bitumineux du Nord canadien en beau pétrole bien payant.
Ce qui est à l’origine une matière première pleine de potentiel pour aider notre environnement peut aisément devenir une partie d’un des processus de production énergétique les plus pollueurs de la planète.
Il faut donc être prudent et demeurer vigilant si on veut que cette forme d’énergie ne soit pas détournée de son utilisation visant à réduire notre fardeau environnemental.
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Échos des TNO - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLe Nord toujours le plus criminel, le plus violent
C’est dans les territoires nordiques qu’on commet le plus de crimes au pays. Encore cette année, c’est ce qui ressort des plus récentes statistiques sur la criminalité qui ont été rendues publiques le 20 juillet. En 2009, aux Territoires du Nord-Ouest, sur une population d’environ 43 000 résidents, plus de 18 000 infractions au Code criminel ont été enregistrées par la police. Au Nunavut, pour une population de 31 000, plus de 12 000 crimes ont été signalés par les autorités. Ces deux territoires sont de loin ceux où le nombre de crimes par habitant est le plus élevé parmi les provinces et territoires du Canada.
Les crimes commis dans le Nord sont également plus violents. L’indice de sévérité des crimes aux TNO et au Nunavut est deux fois plus élevé que la moyenne canadienne. On note également un nombre disproportionné d’homicides pour de si petites populations. En 2009, huit meurtres ont été commis dans les trois territoires, dont six au Nunavut. Aux TNO, on note toutefois une légère baisse (-4 %) de la criminalité par rapport aux années précédentes, une tendance observée partout au pays. Au Nunavut et au Yukon, cependant, le nombre de crimes a augmenté respectivement de 7 % et de 6 %.
Naissance de la Société Radio Taïga
Une nouvelle entité a fait son apparition dans le ciel médiatique des Territoires du Nord-Ouest. La Société Radio Taïga a été incorporée auprès du bureau du registraire des TNO le 20 juillet 2010. Le conseil d’administration de la Société Radio Taïga est identique à celui des Éditions franco-ténoise/L’Aquilon. Son directeur général est également le même : il s’agit d’Alain Bessette.
Pour l’instant, la société n’existe que sur papier, mais d’ici un an, il est prévu que cet organisme acquière de l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) les actifs de la station CIVR 103,5 FM Radio Taïga. Jusqu’à nouvel ordre, Radio Taïga est toujours la propriété de l’AFCY.
Saisie de drogues en route vers Yellowknife
La Gendarmerie royale du Canada a mis la main au collet de deux Britanno-Colombiens en route vers Yellowknife qui transportaient 270 grammes de cocaïnes et 3 kilogrammes de marijuana. L’équipe des crimes organisés et des gangs des Territoires du Nord-Ouest a travaillé de concert avec leurs homologues de la côte ouest pour cette saisie.
Bilan de la 40e Assemblée dénée
L’Assemblée générale annuelle de la Nation dénée s’est terminée le 15 juillet dernier dans la localité de Fort Good Hope, aux TNO. Les différents chefs et aînés ont abordé les questions du logement, du taux de chômage et de la pauvreté et la récente interdiction de chasse aux caribous de la harde Bathurst. Le grand chef de la Nation dénée, Bill Erasmus, affirme avoir des pistes de solutions aux problèmes qui pressent son peuple. Le logement, en particulier, sera un dossier prioritaire cette année.
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Partagez, mais désherbez! - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLes trois jardins communautaires de Yellowknife sont tous verts, c’est un bon moment pour apprendre à cultiver son propre jardin.
Certains pouces verts de Yellowknife ont de la chance, ils peuvent faire pousser fruits et légumes grâce à leurs efforts, leurs connaissances ou simplement leur temps, sur une parcelle de terrain qui leur est prêtée pour la belle saison. Récemment, plusieurs membres de ce que l’on appelle communément les jardins communautaires se sont réunis pour partager pratiques et astuces lors d’un atelier apéritif. Lone Sorensen, en tant que jardinière avertie, a tenu à expliquer l’importance de certaines étapes tout au long d’une production potagère. Un arrosage fréquent est essentiel pour garder un sol humide, clé de la réussite pour démarrer la croissance des plants. Un apport nutritif est aussi recommandé pour produire de meilleurs légumes, surtout si l’on prend en compte l’aspect très sablonneux de la terre retrouvée dans les jardins communautaires. Éclaircir carottes, radis, betteraves ou navets est une habitude des plus bénéfiques pour récolter plusieurs vagues de légumes et surtout pour porter quelques-unes de ces racines à leur plein potentiel. Finalement, le nerf de la guerre pour Lone Sorensen est de faire comprendre l’immense nécessité de désherber son jardin. Non seulement, dans un jardin communautaire, réside la responsabilité de ne pas faire pousser les mauvaises herbes au point où elles peuvent se propager sur les autres lopins de terre, mais ces herbes, très souvent peu comestibles, ne font que soutirer des nutriments au réel cadeau du jardinier : ses fruits et ses légumes. « Il n’y aura jamais meilleure carotte que celle que vous venez de tirer de votre jardin. Vous savez très bien que les aliments perdent de leurs propriétés après plusieurs jours d’entreposage. Aucun supermarché ne pourra égaler la qualité d’une carotte qui sort de votre jardin biologique », affirme Lone Sorensen.
Shannon Ripley, qui coordonne le projet des trois jardins communautaires dans la capitale ténoise, rappelle qu’il a toujours été dans l’esprit de cette initiative, débutée au milieu des années 90, d’offrir des ateliers où les gens peuvent apprendre, socialiser et partager le fruit de cette occupation estivale et septentrionale par-dessus le marché.
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« J’aurai probablement la nostalgie du froid » - M. Diakhaté - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minM. Demba Diakhaté, agent de développement économique au Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO), a jeté un dernier regard sur son bureau, le 16 juillet. M. Diakhaté s’envolera vers l’Afrique, dans les prochains mois, vers de nouveaux défis professionnels.
Employé par le CDÉTNO depuis deux ans et quatre mois maintenant, M. Diakhaté se prépare à relever des défis dans un tout différent horizon que celui du Grand lac des Esclaves. Il déménagera momentanément à Ottawa afin de se lancer en consultations internationales, au Cameroun. « [Les agences internationales] sont toutes localisées à Ottawa », précise-t-il.
« Les défis sont en Afrique! », partage M. Diakhaté, d’origine sénégalaise. Il s’activera à la recherche d’un emploi, au courant des mois à venir, afin de se positionner à Yaoundé, au Cameroun, où il rejoindra sa conjointe, cette dernière ayant obtenu un emploi permanent pour l’Organisation des Nations Unies, dans la capitale camerounaise. « Je pense qu’il est temps que, nous, en tant qu’Africains, nous nous impliquions dans ces processus-là, étant donné que l’on connaît le terrain et que nous avons acquis la façon de faire canadienne », confie M. Diakhaté, au sujet de son retour en Afrique après avoir passé les douze dernières années au Canada. En tant que Sénégalais, donc natif de l’Afrique de l’Ouest, M. Diakhaté explique qu’il existe des différences entre les réalités de son pays d’origine et celles du Cameroun, situé en Afrique centrale : « Nous, nous sommes des hommes de la savane, de la savane herbacée, chez nous on parle plutôt d’ethnies, mais de l’autre côté, ils parlent plutôt de tribus et de clans. Ça fait une bonne différence! ». Il partage toutefois que les deux mentalités se rejoignent : « C’est un système communautaire! ».
M. Diakhaté avoue quitter les Territoires du Nord-Ouest « le cœur serré ». « J’ai beaucoup appris, j’ai beaucoup donné », se remémore-t-il. Il souligne avec gratitude le courage des communautés des TNO. Très satisfait de son parcours effectué dans nos contrées nordiques, M. Diakhaté n’écarte pas la possibilité d’un retour. « J’aurai probablement la nostalgie du froid », dit-il. « Je ne lâcherai pas les TNO! », assure l’ancien agent de développement économique qui désire mettre sur pied un projet d’aide communautaire en Afrique, aux TNO. « Je voudrais trouver des retraités qui voudraient se reconvertir », explique-t-il. La tête remplie de projets, M. Diakhaté quittera les TNO, dans les prochains jours avec ses enfants. Son fils, Abdoulaye, ira rejoindre sa mère à Yaoundé, avant la fin de l’été.
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Journalistes en herbe à Folk on the Rocks! - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minJeunesse TNO a présenté son tout premier camp de leadership estival, la fin de semaine dernière, à Yellowknife, durant le très attendu festival de musique Folk on the Rocks.
« Ça s’est vraiment très bien passé, en général, malgré la température! », affirme Rachelle Francoeur, coordonnatrice à Jeunesse TNO, en soulignant que, la prochaine fois, l’organisation sera un peu plus élaborée. « Il va nous falloir un peu plus de plans B! », dit-elle. La température, cette année, ayant été un obstacle dans la préparation de ce camp de leadership « format camping de char ». Malgré tout, Gabrielle Boucher, assistante de Rachelle, partage : « J’ai vu les jeunes et leurs sourires s’agrandir plus ça allait. J’ai vu l’évolution! »
Camping, ateliers médiatiques, bénévolat à Ecology North, ateliers d’information à Arctic Farmers, rallye, visite d’une maison bateau ont été du nombre des activités proposées par le camp. « Mes attentes, vraiment, c’était de voir si des jeunes allaient se démarquer », confie Rachelle qui s’est avérée satisfaite sur ce point. « Chacun était amené à démontrer leurs talents », explique la coordonnatrice. Par exemple, Taylor Phillips a prouvé à tous qu’elle savait allumer un feu de camp, en un tour de main, avec une seule allumette. « Nicole [Labine] était excellente pour vider un poisson et elle sait même fileter! », s’exclame-t-elle impressionnée. Rachelle remettra d’ailleurs des prix à ces participants s’étant démarqués.
La coordonnatrice de Jeunesse TNO a aussi déjà débuté le début de la phase II de son camp : la mise en ligne! Dans le cadre des ateliers, les jeunes ont été amenés à prendre des photos, à préparer des entrevues et à interviewer des artistes (voir l’article sur le groupe Chinatown, dans notre journal de cette semaine). Une fois toutes mises en ligne, les membres Facebook de Jeunesse TNO voteront pour les meilleures photos. Ces dernières seront ensuite exposées dans certaines associations francophones des TNO.
« Ça ouvre la porte à un bon camp de journalisme, l’année prochaine », soulève Rachelle. Cette dernière se dit très satisfaite du travail et de l’apprentissage réalisés par les jeunes sur le terrain du festival, sous la supervision de Rudy Desjardins et de Batiste Foisy, de Radio Taïga, et d’Édith Vachon-Raymond, du journal L’Aquilon.
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À la chasse aux commentaires - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLa nouvelle Loi sur la faune est à l’ébauche, envoyez vos réactions sur le site Internet du ministère de l’Environnement.
Le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles des TNO recherche l’opinion de la population pour peaufiner sa nouvelle Loi sur la faune. Un nouveau document législatif qui propose d’ores et déjà des changements auxquels résidents ou non-résidents devront s’habituer, tel que l’abandon du permis de chasse générale (LCG) ou la réduction à un an de résidence aux TNO pour qu’un individu ait le droit d’acquérir un permit de chasse pour résident.
Dans les pages de ce document disponible sur le site Internet du ministère, sont listés les nombreux changements de cette nouvelle Loi. Avec au premier plan la conservation et la protection des animaux des TNO, autres que les poissons et les mammifères marins (qui sont sous la protection du ministère Pêches et Océans Canada), la nouvelle Loi se veut un outil pour améliorer la gestion de la faune ténoise. Les valeurs autochtones telles que le respect des terres traditionnelles et de leurs peuples et l’importance de ne pas faire souffrir les animaux, de ne prélever que ce qui est nécessaire, de respecter la viande quand elle est manipulée et de respecter l’habitat, sont avancées comme les fondations de cette nouvelle Loi. La Loi veut aussi clarifier la structure des cogestions de la faune en assurant les pouvoirs aux autorités établies sous les accords de revendication territoriale et en soulignant le rôle du gouvernement qui consiste à intervenir avec des mesures de conservation jugées indispensables à la survie d’une population. Le gouvernement des TNO désire s’aligner sur les conditions de résidence que l’on retrouve ailleurs au Canada, jugeant que l’effort de chasse cumulé par les chasseurs détenteurs d’un permis de chasse pour résident n’est qu’une fraction de l’impact sur une population, et que la longueur de cette période n’est pas un outil de conservation en tant que tel. Il sera toutefois nécessaire, dès lors, de suivre une formation, pour toute personne qui n’a pas déjà détenu un permis de chasse. Et comme l’éducation et la tradition est aussi un atout important pour une meilleure gestion de la faune, la limite d’âge pour obtenir un permit serait abaissée à 12 ans (14 ans actuellement).
« Nous voulons que la gestion de la faune aux TNO ait une approche qui respecte et supporte les autochtones et leurs traités ainsi que les rôles et les responsabilités des offices de cogestion de la faune établis sous les accords sur une revendication territoriale », explique la directrice de la faune au ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles. Susan Fleck atteste que les derniers changements apportés à la Loi datent de 1999, et que depuis, plusieurs consultations ont été effectuées en 2000 et 2003 dans chacune des collectivités ténoises. « Beaucoup de ce qui a été proposé alors se retrouve sur les pages de ce document », affirme Susan Fleck.
Les Ténois ont jusqu’à l’automne pour donner leur point de vue sur les modifications proposées avant que l’avant-projet de la Loi ne soit rédigé pour être présenté à de nouvelles consultations publiques au sein de chaque communauté des Territoires. Après ces dernières étapes, le ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles, Michael Miltenberger, présentera la nouvelle Loi sur la faune, en Chambre, dans le courant du mois de février 2011.
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Accent sur les francophones - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLe magazine nordique Up Here Business a publié une édition consacrée à l’entrepreneuriat francophone dans le Nord canadien, pour son numéro du mois de juillet 2010.
« C’était un angle intéressant que d’aller chercher les entrepreneurs francophones, dont certains sont ici depuis le tout début », raconte Michael Ganley, rédacteur en chef du Up Here Business. « Je pense que beaucoup de gens ne savent pas que certains entrepreneurs sont francophones, alors j’ai pensé que ça pourrait donner des histoires intéressantes! », ajoute-t-il. M. Ganley souligne à quel point la communauté francophone est ancrée dans le Nord et que sa vision de l’entrepreneuriat diffère de celle des autres : « Ils ne sont pas seulement des employeurs, mais aussi, certains vont trouver des appartements, des meubles, etc. ».
Dans l’édition estivale, il est possible de retrouver des profils des entrepreneurs du Nord, des statistiques sur l’entrepreneuriat francophone, le Up Here présente d’ailleurs un article complètement écrit en français et rédigé par le journaliste Maxence Jaillet. En partenariat avec le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO), le magazine a lancé cette édition francophone le 15 juillet, au Northern Frontier Visitor Centre, à Yellowknife. Les partenaires yukonnais et nunavummiut du CDÉTNO et du magazine ont participé à l’événement par vidéoconférence.
M. Ganley, lui-même impliqué dans la communauté francophone (ses enfants vont à l’école Allain St-Cyr), explique que la francophonie est plus que des Québécois ou des Acadiens, par exemple, qui déménagent au Nord : ce sont des gens des Caraïbes, des Africains, des Européens, ce sont des gens de partout. « Ma famille est francophone, je suis né à Montréal, mais je ne parle plus français. Ma femme et mes enfants sont bilingues, je suis le pire en français dans ma famille! », s’exclame-t-il en riant.
« Nous essaierons sûrement de le refaire l’an prochain! », lance-t-il en terminant.
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Le gaz arctique avance tel un cheval de course - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLes enjeux économiques des TNO font bon ménage avec les préoccupations de la région économique PNWER.
Le gaz arctique et le développement des ressources ont une fois de plus volé la vedette du sommet annuel du Pacific Northwest Economic Region (PNWER) qui se déroulait dans une ville de Calgary bouillonnante d’activité alors que s’y tenait déjà la foire du Stampede 2010. Deux ministres et deux députés des Territoires du Nord-Ouest ont rencontré les représentants des neuf autres provinces, états et territoire qui, comme les TNO, font partie de cette région économique du Nord-Ouest de l’Amérique du Nord. Comme le rapporte le ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des TNO, « la plus grosse part des discussions portait sur l’énergie. Il y avait des sessions sur l’énergie tous les jours. Les participants de ce sommet ont vraiment indiqué leur intérêt à promouvoir le développement du gaz naturel, et conséquemment le développement du gaz arctique, du fait que les deux gazoducs (Alaska et Mackenzie) se retrouvent au sein de PNWER ». Bob McLeod ajoute que tous les intervenants se soucient des retombées sociales de ces deux mégaprojets et que tous veulent s’assurer que les populations locales puissent bénéficier au maximum de leurs opportunités.
Si la nécessité d’exploiter le gaz arctique a déjà été questionnée alors que de nouvelles technologies permettent d’accéder à des gisements de gaz naturel emmagasiné dans des formations d’argile litée (gaz de Shale) rapidement et à moindre coût, les défenseurs des pipelines nordiques sont maintenant incollables à ce sujet, car selon eux, l’abondance du gaz de Shales équivaut à une meilleure stabilité du prix du gaz naturel. « C’est l’instabilité du prix du gaz naturel qui a toujours été un frein à son utilisation dans la production d’énergie. Les producteurs d’énergie se réfèrent encore au charbon pour alimenter leurs centrales. Aux États-Unis, par exemple, ce sont 1500 centrales électriques qui fonctionnent encore au charbon », détaille le ministre McLeod, insistant sur le fait que tous les participants du sommet ont été heureux d’apprendre que le gouvernement du Canada veut développer de nouveaux standards relatifs aux centrales au charbon, ce qui pousserait à l’abandon de toutes les installations incapables de s’y conformer, comme l’aurait déclaré le ministre de l’Environnement du Canada, Jim Prentice, dès le second jour des cette réunion. Pour les partisans de ces projets gaziers, cette initiative représente une autre opportunité pour augmenter le marché nord-américain en plus des efforts considérables qui s’effectuent en ce moment aux États-Unis, afin de réduire l’importation de pétrole tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre. Un projet de loi, où il est question d’alimenter toute la flotte américaine des poids lourds routiers en gaz naturel, fait effectivement son bout de chemin à Washington.
Les TNO ont leur place
Le ministre McLeod, accompagné du premier ministre Roland et des députés Ramsay et Krutko, tous deux membres du comité permanent du développement économique et de l’Infrastructure des TNO, estime que les Territoires ont vraiment leur place au sein de ce partenariat économique public et privé. Il mentionne qu’après cette première année au sein de cette alliance, ils sont traités d’égal à égal avec les autres. « Nous sommes très heureux de faire partie de PNWER. C’est une excellente opportunité pour le réseautage, nous rencontrons énormément de gens influents. C’est une bonne opportunité pour soulever les enjeux qui nous importent et travailler ensemble pour régler problèmes et enjeux que l’on a en commun. » S’il y a encore une chose avec laquelle les TNO ne se sentent pas tout à fait à l’aise au sein de PNWER, c’est leur capacité à recevoir une future réunion annuelle. « Ce sont entre 600 et 800 représentants qui se déplacent à chaque année pour le sommet. Notre problème serait la capacité à les accueillir. Mais nous avons tout de même mentionné que nous voudrions recevoir un sommet après 2012, mais dans un premier temps, nous accueillerions des rencontres de moindre importance, par exemple une réunion du Caucus de l’Arctique ou une visite d’une capitale par les représentants du PNWER. »
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« On se couche très tard quand on vient à Yellowknife » - Julien Fargo - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLe groupe rock francophone Chinatown est venu apprendre à danser aux Ténois, dans le cadre de la 30e édition du festival de musique Folk on the Rocks, la fin de semaine dernière.
Le rock bien sonnant, l’anglais bien « frenchy », Chinatown a animé le festival Folk on the Rocks, à Yellowknife, du 16 au 18 juillet dernier. Émilie Bergeron et Abdoo Diakhaté, deux jeunes participants du camp Franco-Nord (une initiative de Jeunesse TNO) ont eu la chance de les interviewer, dans le cadre d’ateliers médiatiques. Les gars de Chinatown ont partagé avoir apprécié leur deuxième passage à Yellowknife.
« On a passé la soirée à parler avec des gens, on s’est ramassé dans une maison, dans un party. Tout le monde est vraiment comme des frères et des sœurs, c’est super accueillant. C’est une de mes villes préférées au Canada! », a partagé Félix Dyotte (voix et guitare) à la question d’Abdoo sur ses impressions de Yellowknife. Le groupe s’était déjà produit dans la capitale ténoise, en mars 2008. « Il y a un point commun entre l’hiver et l’été et c’est qu’on se couche très tard quand on vient à Yellowknife! », partage Julien Fargo (voix et guitare), provoquant un rire général.
Interrogés par Émilie Bergeron quant à leurs nombreuses expériences des différentes scènes – ils sont de retour, depuis deux mois, d’une tournée en Europe – Félix lance : « Yellowknife […], je trouve que c’est aussi exotique que n’importe où en France! » Pierre-Alain Faucon (voix et claviers) dénote, quant à lui, l’indépendance des gens à se créer leurs propres opinions dans les plus petites villes : « Dans les grandes villes, ce que j’ai remarqué, c’est que le public, avant de se faire du fun, regarde si son voisin se fait du fun. Et ça, c’est contagieux, si celui qui se fait du fun est bien coté dans son milieu social. ».
Les cinq membres du groupe Chinatown, Pierre-Alain Faucon (voix et claviers), Félix Dyotte (voix et guitare), Julien Fargo (voix et guitare), Toby Cayouette (basse) et Gabriel Rousseau (drum), s’entendent pour retourner outre-Atlantique très bientôt. Ils reconnaissent toutefois que ce sera un défi pour eux de rejoindre les auditeurs de rock francophone en France, où la tendance est ailleurs. Gabriel en a profité pour associer la réceptivité des spectateurs de la Chine et de Yellowknife, et puis la comparer à celle de la France, tout à fait contradictoire : « [Yellowknife] Ça me fait penser à la Chine. Quand nous y sommes allés, les gens ne comprenaient pas un mot de ce qu’on disait, mais l’ambiance était là pareil! Et c’est drôle, parce qu’en France, par exemple, ils comprennent toutes les paroles, mais ils passent leur temps à dire qu’ils ne les comprennent pas assez parce qu’elles sont enterrées par la musique. ». Le rock francophone à Yellowknife aurait-il quelque chose d’assez chinois pour plaire à Chinatown?
Une chose est certaine et c’est que le rock, français, chinois ou anglais, nous apprend toujours à danser!
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Une 30e édition pluvieuse - 22, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLa 30e édition du festival Folk on the Rocks n’aura certainement pas été épargnée par Dame Nature, la fin de semaine dernière. Si l’an dernier, l’organisation en était venue à manquer de boissons alcoolisées, cette année, c’était tout à fait le contraire.
Pour souligner son 30e anniversaire, le festival le plus attendu, ou presque, des TNO a présenté un spectacle basé sur l’évolution de la musique depuis les débuts du festival. Une file d’artistes plutôt relax et l’ambiance pluvieuse auront sans doute contribué à rendre la fin de semaine bien tranquille. Les jeunes du camp Franco-Nord de Jeunesse TNO ont profité de l’occasion pour interviewer des artistes, des jeunes et des moins jeunes, sur cette édition.
Toujours présents
Ted Wesley, c’est le genre d’oncle que tout le monde a dans sa famille : l’air joyeux, un peu bedonnant, le rire facile et une taquinerie qui n’attend pas l’autre. Ted Wesley, par contre, c’est surtout un des fondateurs du festival et un pilier de la musique aux Territoires du Nord-Ouest. Krystal De Neiva Mateus, une participante âgée de 21 ans, du camp Franco-Nord, a eu la chance de s’entretenir avec lui au sujet de l’évolution du festival depuis les 30 dernières années. « Aujourd’hui, nous avons une collaboration d’artistes qui sont au festival depuis très longtemps et d’autres qui en sont à leurs premiers. Nous sommes aussi les premiers à avoir amené des chanteuses de gorge à un festival! La nouvelle génération arrive et nous avons dorénavant des artistes comme Tanya Tagaq, la chanteuse de gorge, qui joue dans des groupes de jazz et qui expérimente la musique d’à travers le monde! », a partagé M. Wesley, fasciné par l’évolution constante de la musique au festival.
Jesse James, alias Digawolf, un musicien très prisé par les festivaliers, a confié à Nicole Labine, 17 ans, que des changements avaient été opérés sur le site du festival : « Les scènes ont agrandi! Il y a plus de place sur la scène, elle a été améliorée. C’est magnifique! ». Pour le musicien de Yellowknife, il n’y a plus matière à compter ses participations à Folk on the Rocks, tellement il y en a eues!
Petit zoom sur l’ambiance
« La chaleur humaine est présente comme les deux autres années! », a rapporté Dorice Pinet, participante au festival pour la troisième fois. « À part la température, qui est quand même mauvaise, je dirais que ce n’était pas si mal! Le line-up est très smooth, pas ennuyant, mais un peu… », a, pour sa part, confié Yves Lécuyer.
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Enfin les vacances! - 07, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minMalgré les nuages omniprésents qui recouvrent le sud des TNO depuis quelques jours, il y a un air de vacances partout en ville.
Ça a probablement un lien avec le fait que mon collègue Maxence est déjà quelque part en France avec sa famille ou que je m’apprête aussi à aller visiter la mienne pour quelques jours. Mais c’est aussi la période de l’année où toutes les activités ralentissent, la plupart des milieux de travail sont dépeuplés et les gens ne pensent qu’à la plage et aux bons moments de détente entre amis ou en famille. Heureusement pour nous, il y a de nombreux festivals qui animent nos communautés et aident à remplir nos pages.
Pour toutes ces raisons, le journal ne sera pas publié la semaine prochaine.
Bonnes vacances à tous!
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Vancouver 2010 publie son livre commémoratif - 07, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minParcourant cette rétrospective, on a froid tellement on sent la neige, la glace et l’altitude. On a chaud, tellement les images et les textes attisent nos sentiments.
Le livre commémoratif officiel des XXIe Jeux olympiques d’hiver et des Xe Jeux paralympiques d’hiver est disponible; il pèse plus de 6 kilos et contient près de 400 pages. Il est rempli de photos, de couleurs, de sourires et de beaucoup de feuilles d’érable. On se croirait sur Internet, tant il y a d’information!
Au fil des pages, on revoit tous ces moments, toutes ces performances qui nous ont fait vibrer, ces sportifs en action, en peine, en jubilation. Durant les Jeux, tous ont vu et revu ces images à la télévision, sur la toile, et dans les journaux. Mais ces 1 200 photos agencées au cœur de cette rétrospective donnent un point de vue souvent intimiste sur un détail, un instant et une intensité que seule la photographie peut imprimer.
Aussi, le lecteur passe souvent de l’autre côté des barrières, grâce aux regards posés sur les partisans, les installations, les bénévoles et les rues festives des sites olympiques.
Bien sûr, on revit tous les moments de gloire de cette quinzaine olympique, en débutant par la première médaille d’or du Canada gagnée à la maison : Alexandre Bilodeau et sa si fameuse croix des airs. On revit les exploits des patineurs canadiens de vitesse sur courte piste, la suprématie des Hollandais sur le 1 500 m et leurs partisans orangés, les touchantes performances de Joannie Rochette, les rouquineries de Jon Montgomery au skeleton et de Shaun White au surf des neiges. Après avoir bien commencé la présentation des quinze épreuves officielles, la rétrospective finit de façon grandiose, avec neuf pages doubles dédiées aux deux finales de hockey sur glace, opposant le Canada et les États-Unis. Alors que chez les femmes, on célèbre la jeunesse avec l’attaquante Marie-Philip Poulin et la gardienne Shannon Szabados, chez les hommes, c’est une véritable apologie à Sidney Crosby et à son équipe. On revit le match de rêve, période par période, jusqu’à la septième minute de la prolongation où Sid the Kid réalise ce que tout joueur de hockey peut souhaiter : trouver le fond du filet en période supplémentaire, devant les yeux de tous ses compatriotes. « C’est difficile de faire mieux que ça », est-il cité. Il y a en effet des citations, des commentaires électroniques, des statistiques, des résultats et un bilinguisme parfait dans ces pages où beaucoup de choses sont bien balancées, à l’instar de l’hommage rendu à Nodar Kumaritashvili.
Après le mois de février, on tourne la page sur le mois de mars et les jeux paralympiques. Des athlètes que le public a forcément moins vus, mais dont les expressions, les équipements, les guides et les défis peuvent rester gravés dans les mémoires. Et pour clore ce chapitre du sport d’hiver international, huit pages et demie de noms. Ce qui représente plus de 26 000 personnes « with glowing hearts » qui ont participé à la réalisation « des plus brillants exploits » de ces Jeux olympiques et paralympiques de 2010 à Vancouver.
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Échos des TNO - 07, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLes armateurs lèvent le nez sur le passage du Nord-Ouest
Les entreprises de transport maritime ne seraient pas particulièrement intéressées par le passage du Nord-Ouest. Selon une recherche menée par un chercheur de l’Université Laval, la majorité des transporteurs maritimes n’ont pas, en ce moment, l’ambition de naviguer dans le Nord. En 2008, Frédéric Lasserre, un chercheur en géopolitique de l’Arctique, a contacté 125 sociétés de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Il a obtenu des réponses de 34 entreprises, lesquelles représentaient 62 % du marché du transport maritime. Seulement 11 de ces entreprises ont exprimé un intérêt pour l’expédition par le passage du Nord-Ouest. L’été dernier, au terme d’un deuxième sondage, le professeur Lasserre a obtenu des résultats similaires à ceux de sa première recherche. Ce deuxième sondage démontre que la réticence à l’égard du passage du Nord-Ouest est plus importante au sein d’entreprises spécialisées dans l’expédition de conteneurs, soit le plus important secteur du marché.
Le chercheur affirme que l’Arctique, en dépit de la fonte des glaces, demeure une mer imprévisible et ne sera jamais une voie navigable importante. Il explique que la durée variable de la période de navigation est un irritant trop important pour une industrie pour laquelle la ponctualité est une valeur clé.
BP dans l’Arctique cet automne?
British Petroleum, la compagnie responsable du déversement de pétrole dans le golfe du Mexique, pourrait forer dans la mer de Beaufort dès cet automne, selon ce que rapporte le quotidien La Presse. Malgré le moratoire imposé par le président Barack Obama sur les forages en mer, BP pourrait procéder en raison d’une île artificielle qu’elle possède à 5 km au large des côtes de l’Alaska. Le moratoire imposé par l’administration Obama empêche tout forage en mer alors que ce dernier serait plutôt vu comme un puits terrestre, puisqu’il est sur une île. Les partis d’opposition à Ottawa ont pressé le gouvernement Harper d’intervenir de toute urgence pour interdire le forage, qui se ferait dans une zone litigieuse entre le Canada et les États-Unis, concernant la frontière en mer entre l’Alaska et le Yukon.
Émission de radio
Dans une fusion estivale des programmes Cultures et sociétés et Réflexion philosophique, Radio Taïga présente la série : Des arts et ses artistes francophones et francophiles.
L’émission Maxence Jaillet : L’artiste et le monde sonore de la guimbarde sera diffusée le jeudi 8 juillet à 21 h et le dimanche 11 juillet à 11 h et à 20 h; l’émission Jonathan Churchill : L’artiste et le monde sonore de l’harmonique sera diffusée le jeudi 15 juillet à 21 h et le dimanche 18 juillet à 11 h et à 20 h; l’émission Sophie Leger : L’artiste et le monde sonore de la voix sera diffusée le jeudi 22 juillet à 21 h et le dimanche 25 juillet à 11 h et à 20 h; et l’émission Diane Boudreau : L’artiste et le monde des formes et couleurs sera diffusée le jeudi 29 juillet à 21 h et le dimanche 1er aout à 11 h et à 20 h. Réalisation et animation par Oscar Aguirre.
N’Dilo pavée en 2011
La route sera finalement pavée dans la communauté des Dénés Yellowknives de N’Dilo! La ville de Yellowknife et la communauté se sont entendus pour dépenser 1,4 million de dollars au cours des trois prochaines années pour paver le tracé principal. Le maire de Yellowknife, Gordon Van Tighem, et le chef de la Première nation des Dénés Yellowknives, Ted Tsetta, sont d’accord pour dire qu’il s’agit d’un accord historique qui rapproche les deux groupes. Plusieurs années ont été nécessaires afin d’en arriver à une entente, puisque le ministère fédéral des Affaires indiennes et du Nord canadien est responsable des infrastructures dans les communautés autochtones du pays. La route sera asphaltée en 2011.
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Un juriste francophone - 07, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minAlain Chiasson s’installe à Yellowknife et veut pratiquer en français.
« Ç’a été une grosse affaire », explique Alain Chiasson, quand il parle de son déménagement aux TNO. Stimulé par les compressions de son ancienne firme, il a quitté le Nouveau-Brunswick pour s’installer à Yellowknife en tant qu’avocat-notaire chez McLennan Ross. La « grosse affaire » réfère plus aux boîtes et aux différents logements plutôt qu’à cette décision ou à la manière dont il a été recruté. « J’ai vu une annonce. J’ai parlé dix minutes au téléphone avec Glen Tait, et il m’a ensuite fait une offre que je n’ai pas eu à discuter », raconte Alain Chiasson.
« Ce n’est pas une énorme firme, convient-il. Nous sommes dans une plus petite ville que Calgary ou Edmonton, mais j’aime le contact que ce contexte crée avec les gens. Et pour moi, le Nord a beaucoup de choses à offrir, c’est le secret le mieux gardé au pays. »
Après ses trois premiers mois d’activité, Me Chiasson s’aperçoit qu’il y a beaucoup de potentiel pour lui dans cette ville. En ce moment, il qualifie son emploi du temps au travail comme passablement occupé et se réjouit de la tournure que prennent les choses. Si la presque totalité de son travail se fait en anglais, le Néo-Brunswickois veut certainement faire profiter de son parfait bilinguisme aux francophones de la capitale. « Beaucoup de gens peuvent évoluer aussi bien en français qu’en anglais dans leur vie de tous les jours. Mais lorsque vient le temps de prendre une grande décision, comme acheter une maison par exemple, les francophones vont préférer s’être tout bien fait expliqué en français. Ce que je veux dire c’est que tous les documents seront rédigés en anglais, parce que nous sommes là où nous sommes, mais tous les conseils juridiques, les explications concernant un héritage, ou les détails fiscaux peuvent se faire en français. »
Avec la communauté francophone, qu’il estime extrêmement active, Alain Chiasson ne se fait pas de souci de se voir référer à plusieurs membres de la communauté. Après avoir obtenu son bac en administration à Fredericton, puis son droit commun à Toronto, il a effectué sa maîtrise en fiscalité à Sherbrooke. Il atteste n’avoir aucun problème de terminologie et considère que c’est un fait plutôt rare chez les juristes qui n’ont pas suivi leur cursus aux universités d’Ottawa ou de Moncton, qui seraient les seules offrant cette formation bilingue. Il indique que McLennan Ross soutient cette ouverture et considère que la niche francophone est un avantage. Pour l’avocat et notaire, c’est surtout un bon moyen de « garder sa langue ». « On a des affinités entre francophones, et veut, veut pas, je leur donne l’heure juste en français et ça aide à se sentir plus sécur.»
Aux TNO, Me Chiasson pratique le droit commercial et le droit immobilier, il s’occupe du domaine des successions et des testaments et excelle en fiscalité. Il intervient quand des entrepreneurs veulent constituer une compagnie en personne morale, financer une entreprise ou établir une entente commerciale. Il peut s’assurer de minimiser l’impact fiscal d’un transfert intergénérationnel d’une compagnie et prodigue des conseils juridiques dans tous les domaines.
Les seules choses dont Me Chiasson et ses trois collègues de l’antenne ténoise de cette firme albertaine ne s’occupent pas, ce sont les droits familial et criminel. Autant dire que Me Chiasson ne prévoit pas se présenter devant la Cour dans sa carrière nordique.
Ce nouveau Franco-Ténois assure que pour lui et sa compagne, Carole, Yellowknife est synonyme de bonne qualité de vie et que l’isolement n’est qu’à un vol d’être brisé. « Pour moi, qui vient de la péninsule acadienne, je ne vois pas vraiment la différence pour aller voir le monde. Avant, je partais de Moncton pour prendre l’avion de Montréal ou d’Ottawa, maintenant je pars de Yellowknife pour Calgary ou Edmonton, ça revient un peu au même. »
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Sécurité et développement - 07, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minSelon les TNO, Ottawa devrait construire plus d’installations portuaires en Arctique pour assurer une intervention adéquate en cas de dérapage en mer de Beaufort.
La catastrophe pétrolière qui se déroule actuellement dans le golfe du Mexique pourrait être synonyme d’améliorations pour les infrastructures de la côte océanique des TNO. Sans vouloir profiter du malheur des autres, c’est ce que recommande le ministre ténois de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Bob McLeod, qui s’est présenté devant le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes, le 17 juin, soit quelques jours seulement avant la 10e Foire de l’industrie pétrolière d’Inuvik. Durant cette étude parlementaire de la réglementation et de l’état d’une intervention d’urgence aux activités d’explorations pétrolière et gazière en mer, le ministre a prêché pour un financement fédéral permettant d’améliorer les infrastructures portuaires en mer de Beaufort. « Mon message est clair, répète-t-il à L’Aquilon. Le gouvernement des TNO ne soutient pas l’exploration pétrolière et gazière à n’importe quel prix. […] Nous pourrions demander aux exploitants d’[assumer l’intervention], mais nous pensons également que le gouvernement fédéral devrait investir dans plus de projets d’infrastructure. » Il recommande, par exemple, des routes vers les ports, des navires de la garde côtière, des brise-glaces. Le gouvernement ténois veut ainsi s’assurer que la technologie utilisée pour protéger l’écosystème de la mer de Beaufort soit satisfaisante avant que tout forage en mer ne soit lancé. En attendant les recommandations que l’Office nationale de l’énergie (ONÉ) émettra à la suite de l’examen public global sur la sécurité dans l’Arctique et les exigences environnementales en matière de forage en mer, le ministre estime que ce sont les améliorations du transport maritime dans le Nord, l’aménagement des ports et des barges ainsi que la croissance de nouvelles capacités de déglaçage qui feront la différence aux yeux des Ténois. Durant son allocution devant le comité, il a noté que l’exploration était essentielle au développement de l’économie territoriale. Selon le représentant du gouvernement ténois, cette diversification permettrait aux collectivités et au peuple de devenir plus autonomes.
L’ONÉ interdit toute activité de forage en mer tant que son examen ne sera pas terminé, ce qui donne à M. McLeod toutes les raisons d’être totalement confiant dans les responsabilités de l’agence gouvernementale et lui assure que le gouvernement ténois demandera le statut d’intervenant durant ces consultations.
En entrevue, le ministre a affirmé que le gouvernement ténois ne faisait pas de lien entre le projet gazier Mackenzie et le développement du forage en haute mer, car les trois bassins d’exploration explorés dans les années 1970 et 1980 sont déjà forés. Dans le futur, pourtant, deux compagnies détiennent des concessions qui seront ouvertes dès 2014. L’une d’elles est L’Impériale, le promoteur principal du projet gazier Mackenzie. Laura Bishop, porte-parole de la compagnie, avance que le bassin de Beaufort est considéré comme très prometteur. « Nous en sommes aux étapes préliminaires en mer de Beaufort, et les futures explorations ne se feront que lorsque la règlementation nécessaire sera en place. » Elle dit que la compagnie va suivre avec attention le déroulement de l’enquête sur la catastrophe du golfe du Mexique et assure que L’Impériale bonifiera son approche grâce à ces résultats.
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Hay River a fait ses preuves! - 07, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLa toute première édition du festival multiculturel de Hay River, « Hay Days », a fait ses premiers pas, la fin de semaine dernière. Malgré le mauvais temps, des centaines de personnes ont participé à l’événement.
Une brochette d’artistes impressionnante attendait les festivaliers, les 2, 3 et 4 juillet derniers. La Hay River Music, Arts and Culture Society (Hay River MACS), une société à peine naissante, a mis sur pied ce festival, un défi que tentaient de relever de nombreux artistes depuis des années. « Les musiciens, les artistes et les gens qui sont venus assister aux spectacles, tout a été un succès! », s’exclame Randy Randle, le président de la Hay River MACS. Épuisé mais heureux, M. Randle, aussi connu sous le nom de Randy Roloson, est fier du travail acharné que son équipe a réalisé pour mettre sur pied cet événement. « Nous l’avons fait! », a-t-il lancé, avec le peu d’énergie qui lui restait.
Il y en avait pour tous les goûts et à toutes les heures (enfin, presque!). La musique et les arts ont envahi l’aréna, le Community Hall, le club de curling, le restaurant-bar Back Eddy’s, le pub sportif Doghouse et le centre d’amitié autochtone Soaring Eagle. State of the Art, Trash the Monument, Randy Sibbeston, The Brother-in-law et une foule d’autres artistes se sont produits sur les différentes scènes du festival, suivant un horaire très chargé. Ce dernier permettait à chaque artiste d’occuper la scène pour une durée de trente minutes ou moins, et ce, peu importe leur renommée. Selon Chrissy Lefebvre, membre du comité organisateur, il était important de laisser la chance à plus d’artistes de se produire en un court laps de temps : « Folk on the Rocks a commencé comme ça! », a-t-elle partagé.
« Ça aurait pu être fait dans un ordre différent, a cependant soulevé Jared Monkman, un musicien de Hay River. Les groupes plus populaires (comme Erebus and Terror) auraient pu jouer plus tard et ne pas être suivis par un groupe country (Potluck). » Malgré tout, le jeune homme considère cette première édition comme un succès et s’est dit déjà impatient de participer à la deuxième édition.
Tina Roy et Natasha Duchene, deux artistes francophones de Yellowknife invitées par l’Association franco-culturelle de Hay River, ont, quant à elles, performé à plusieurs reprises, profitant de toutes les occasions pour jouer. Leur première performance, à la suite de Marshall Lawrence, aussi connu sous le nom du Docteur du Blues, s’est avérée un succès. Le blues énergique du musicien, dont la réputation n’est plus à faire aux Territoires du Nord-Ouest, a contrasté, sans clash, avec la fraîcheur des deux artistes émergentes. Pour Marshall Lawrence, le festival a d’ailleurs été un succès sur toute la ligne : « J’ai eu du bon temps, les gens ont fait du bon travail. Le son était toujours bon, ce qui est une chose très importante lors d’un festival, tout a bien été! ».
La jeune formation KOW, un groupe de Hay River se décrivant comme « expérimental clownesque », s’est démarquée lors de cette première édition. Les membres de KOW, tous âgés entre 16 et 20 ans, sont : Kali-Ann Butala (chant), Daniel Dahl (guitare et chant), Lyndon Dow (batterie) et Mathew Balsillie (guitare basse). « C’était vraiment excitant! », a partagé la jeune chanteuse, Kali-Ann, à la suite de l’un de ses spectacles. La jeune fille exposait aussi des peintures et des dessins. Il s’agissait de l’une des premières performances en public pour le groupe.
Du côté des bénévoles, ils étaient une vingtaine à se relayer pour toute la durée du festival. « Ç’a été une belle expérience pour connaître plus les gens qui s’unissent pour mettre de la vie [dans leur petite ville] », a partagé Émilie Bergeron, une francophone qui habite à Hay River depuis deux semaine à peine. La jeune fille s’est impliquée tout au long du festival et peut, désormais, sentir qu’elle fait partie de sa petite communauté estivale.
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« Ça a été une expérience fabuleuse! » - Natasha Duchene - 07, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minLe festival multiculturel « Hay Days » a reçu un duo d’artistes francophones, Tina Roy et Natasha Duchene, la fin de semaine dernière. Les deux musiciennes ont offert plusieurs performances tout au long de la première édition de l’événement, à Hay River. Une visite qui ne tombera pas dans l’oubli!
Tina Roy, une auteure-compositrice-interprète franco-ontarienne, a fait plusieurs petites prestations au festival « Hay Days » avec Natasha Duchene, une compositrice-interprète de la Nouvelle-Écosse. Invitées par l’Association franco-culturelle de Hay River, elles ont offert une adaptation des chansons originales de Tina Roy ainsi que quelques interprétations de chansons francophones. Tina, à la guitare et au chant, et Natasha, au clavier et aussi au chant, ont su créer une ambiance unique se mêlant à toutes sortes d’occasions. Du restaurant-bar, aux petites heures du matin, à la salle de curling, en plein après-midi, les deux filles ont, à tout coup, charmé leur public. « Ils ont vraiment gardé le meilleur pour la fin! », s’est exclamé Tyler Hawkins, musicien reconnu aux Territoires du Nord-Ouest, à la suite de la première performance des deux artistes, vendredi soir. M. Hawkins s’est dit franchement impressionné par le talent et les arrangements musicaux du duo. Lorsqu’on leur a demandé depuis combien de temps elles jouent ensemble, les deux filles se sont données un regard de connivence, avant de répondre en riant : « Depuis quatre jours?! ». Vraiment? Incroyable.
Le duo a d’abord présenté son premier spectacle vendredi dernier, à minuit, au restaurant-bar Back Eddy’s, devant une dizaine de personnes. Le lendemain, à 14 h, elles ont animé la salle de curling de leur musique. Tout juste après, elles sont allées profiter des micros ouverts au pub sportif, le Doghouse, au grand plaisir des gens qui ne tarissaient pas les éloges à leur égard. Certains d’entre eux les ont d’ailleurs suivies, tout au long de la fin de semaine. Pour Nanette Duford, l’une des propriétaires du restaurant Back Eddy’s, Tina et Natasha ont été un réel coup de cœur. « Parfois, le plus gros festival te fait sentir anonyme, ici, ça a été facile de connecter avec les gens! », a raconté Tina, face à son expérience à cette première édition du festival de Hay River.
Offrant une panoplie de chansons anglophones et francophones, les deux filles se sont adressées au public en français, à quelques reprises : « Ça nous a permis de découvrir à quel point les francophones sont présents dans le Nord! », s’est exclamée Tina, satisfaite de ses prestations à Hay River. « Je me sens vraiment chanceuse d’être ici », a-t-elle aussi confié, soutenue par Natasha. « Ce fut si agréable de jouer un peu partout, de jammer avec toutes ces personnes différentes, de revoir des visages familiers de Yellowknife et, du même coup, de rencontrer aussi toutes ces nouvelles personnes », a raconté Natasha
Il faut mentionner que les deux artistes sont des musiciennes de formation. Natasha est titulaire d’un baccalauréat en musique de l’Université de Montréal, et Tina a obtenu son diplôme du programme Techniques de sonorisation et d’enregistrement musical à l’Institut d’enregistrement du Canada. Elle a d’ailleurs déjà lancé son premier disque, New Lessons in Anatomy. Quant à elle, Natasha travaille actuellement à l’élaboration de son propre album : « Je vise l’automne », a-t-elle partagé. Le duo projette de retravailler ensemble à l’avenir : « Ce sont des moments comme ça, quand tu rencontres quelqu’un et ça clique, c’est vraiment spécial! Quand ça arrive, il faut travailler avec… », a partagé Tina, approuvée par Natasha.
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Plan de conservation pour les lieux historiques - 07, juil. 2010
il y a 1 heure 24 minUn plan de conservation pour le lieu historique national les Sites-de-la-Mission-Hay River sera élaboré, au cours des prochains mois, afin de préserver ce lieu ayant subi des dommages durant les dernières années.
L’Église catholique romaine Ste-Anne, l’Église anglicane St-Peters, les vestiges d’un presbytère, des cimetières et certaines maisons spirituelles sont visés par un plan de conservation rendu possible grâce à un partenariat financier entre la Première nation K’atlodeeche et Parcs Canada.
« C’est un plan pour élaborer le travail à faire afin de réparer les édifices », explique Mike Keizer, gestionnaire des relations externes pour l’unité de gestion du sud-ouest des Territoires du Nord-Ouest à Parcs Canada. Un architecte et un ingénieur seront engagés pour développer ce plan, qui contribuera à préserver ce lieu historique national. M. Keizer rappelle, par exemple, que l’Église St-Peters a subi d’importants dommages lors de la débâcle, en 2008. « La glace a frappé l’édifice et la fondation de celle-ci a changé d’orientation », décrit-il, en ajoutant que le porche s’est effondré lorsque les glaces sont entrées en collision avec l’église.
Pour l’aider à financer ce projet, la Première nation K’atlodeeche a présenté une demande dans le cadre du Programme de partage des frais de Parcs Canada.
Ce programme investira 22 000 $ dans ce plan de conservation, a annoncé Jim Prentice, le ministre fédéral de l’Environnement et le ministre responsable de Parcs Canada, dans un communiqué envoyé le 15 juin dernier. « Il s’agit d’une étape clé dans la création d’un lieu historique dynamique qui stimulera également de manière considérable le secteur touristique qui constitue un moteur important de la croissance économique dans les petites collectivités du Nord », a déclaré le ministre Prentice dans ce même communiqué.
« Beaucoup de gens disent que ce n’est pas assez pour réparer ces édifices », rapporte M. Keizer. Face à ces commentaires, il précise qu’il sera possible pour la communauté de présenter une nouvelle demande de fonds lorsque viendra le temps de passer aux réparations elles-mêmes. « Pour l’instant, ce n’est que pour produire un plan », explique-t-il, soutenant qu’il reviendra à la Première nation K’atlodeeche d’en faire la demande. « Ils trouveront peut-être d’autres partenariats aussi », ajoute le gestionnaire, « il s’agit de leur site, et non du nôtre. ».
Les Sites-de-la-Mission-Hay River sont un lieu historique national, car ils représentent la rencontre historique clé entre les peuples autochtones et les Canadiens européens.
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Quand l’idéologie l’emporte - 30, juin 2010
il y a 1 heure 24 minAu cours des derniers mois, j’ai trop souvent eu l’occasion de constater que le gouvernement fédéral n’agit pas du tout de façon pragmatique, mais bien en se campant dans son idéologie, peu importe si elle est en contradiction avec la réalité. En voici quelques exemples.
Le nouveau slogan « d’être plus dur envers les criminels » a servi de base à la réforme de certaines pratiques du système judiciaire. Au coût estimé de 1,5 milliard de dollars par le ministre de la Justice du Canada, le gouvernement a décidé d’aller de l’avant et de décréter que désormais, les juges ne pouvaient plus tenir compte du temps passé en prison en attendant le jugement par les personnes reconnues coupables d’un crime.
Malheureusement pour le gouvernement, si les juges appliquent cette règle, les estimations budgétaires sont plutôt de l’ordre de 5 milliards de dollars. Plus encore, le stress que subira le système d’incarcération avec la hausse prévue de prisonniers anéantira plusieurs décennies d’amélioration du taux de criminalité au Canada, réduisant les chances de réhabilitation de ces prisonniers. Heureusement pour nous, le système judiciaire va probablement compenser en partie les effets néfastes de cette nouvelle règle en ordonnant de moins lourdes peines. On l’espère.
Tout dernièrement, de nombreux économistes, dont le prix Nobel de l’économie de 2008, Paul Krugman, avertissaient les politiciens de faire attention et de ne pas se précipiter trop vite vers des mesures de restriction budgétaire. Selon cet expert, il y a de forts risques qu’une telle stratégie nous fasse passer d’une situation de récession économique à une importante dépression économique du même type que le crash de 1929. Évidemment, notre gouvernement, celui qui niait la présence d’une récession économique en 2008 (on est encore dedans) et qui clamait que le Canada n’irait pas vers un déficit (on a accusé un déficit record), a plutôt décidé de poursuivre dans sa démarche idéologique et a convaincu de nombreux autres gouvernements d’entamer la mise en œuvre de mesures de restrictions budgétaires.
À mon avis, il s’agit de deux cas éloquents où l’idéologie l’emporte sur la raison et qui ont des conséquences qui risquent d’être désastreuses.
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